NetBlocks: l'Iran désormais privé d'internet depuis 50 jours
Un homme tient un téléphone en lisant un article publié sur le site de l’agence de presse Fars au sujet de l’annonce d’un accord de normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis, négocié par les États-Unis, à Téhéran, le 14 août 2020. © AFP

La coupure de l'internet imposée par les autorités iraniennes au début de la guerre entre dans son 50ᵉ jour, battant de nouveaux records, a rapporté samedi l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks.

«L'Iran est désormais coupé de l'internet mondial depuis sept semaines, le blackout numérique entre dans son 50ᵉ jour, soit 1.176 heures», écrit sur X l'organisation.

Les données, ajoute-t-elle, «montrent que cette mesure, sans précédent pour une société connectée, continue de nuire aux moyens d'existence et aux droits de la plupart des Iraniens».

Le 5 avril, la coupure avait atteint un record à l'échelle d'un pays, selon Netblocks. L'ONG avait recensé par le passé de plus longues périodes de coupures, mais à des échelles régionales, notant aussi que la Corée du Nord n'avait, elle, jamais été connectée à l'internet mondial.

Bien que l'intranet national reste opérationnel en Iran, permettant le fonctionnement des applications locales de messagerie et services bancaires notamment, l'accès à l'internet mondial est fortement restreint.

Pour consulter les sites ou réseaux sociaux interdits, certains parviennent à utiliser des réseaux privés virtuels (VPN, masquant leur adresse). D'autres, en nombre plus restreint, ont accès à Starlink ou à d'autres fournisseurs d'accès internet par satellite, malgré les risques d'arrestation.

Les Iraniens avaient déjà subi une coupure d'internet de 18 jours en janvier, lors de manifestations contre le pouvoir dont la répression a fait des milliers de victimes.

Après cette vague de contestation, l'accès avait été en partie rétabli mais restait fortement filtré et limité, avant d'être à nouveau largement coupé après le début des frappes israélo-américaines le 28 février contre l'Iran, qui ont déclenché une guerre régionale.

AFP

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