Le cessez-le-feu de dix jours qu’Israël a accepté avec le Liban offre une occasion de «paix historique» avec Beyrouth, a déclaré jeudi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, rappelant néanmoins son exigence d’un désarmement du Hezbollah comme préalable à tout accord.
«Nous avons l’occasion d’un accord de paix historique avec le Liban», a dit M. Netanyahou, précisant que les forces armées israéliennes vont «rester dans le sud [du Liban] dans une bande frontalière de dix kilomètres de profondeur».
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que M. Netanyahou et le président libanais Joseph Aoun étaient d’accord pour un cessez-le-feu de dix jours à partir de 21H00 GMT. Cet accord «inclura le [mouvement islamiste libanais] Hezbollah», a-t-il ajouté.
M. Netanyahou, qui a affirmé avoir accepté la demande du président américain de ce cessez-le-feu, a précisé que pour les négociations de paix, Israël a «deux exigences fondamentales». «Premièrement: le désarmement du Hezbollah. Deuxièmement: un accord de paix durable, une paix fondée sur la force».
Selon lui, «le Hezbollah a exigé qu’Israël se retire de tout le territoire libanais jusqu’à la frontière internationale. La seconde, un cessez-le-feu selon le principe de «calme contre calme»».
«Je n’ai accepté ni l’une ni l’autre, et en effet, ces deux conditions ne sont pas appliquées» dans l’accord de cessez-le-feu, a ajouté M. Netanyahou.
AFP



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