Guterres appelle au respect du droit international et à la retenue dans la région
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres pose lors d’un entretien avec l’AFP au siège des Nations unies, le 16 septembre 2024 à New York. ©Angela Weiss / AFP

Le secrétaire général de l'ONU a appelé mardi à la reprise de «négociations sérieuses» pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient qui n'a «pas de solution militaire».

«Il n'y a pas de solution militaire à cette crise. Des accords de paix requièrent un engagement et une volonté politique tenaces. Des négociations sérieuses doivent reprendre», a déclaré Antonio Guterres devant la presse au siège de l'ONU à New York, en référence à la tenue le week-end dernier au Pakistan de discussions entre Téhéran et Washington.

D'ici là, le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran «doit être préservé», et la liberté de navigation doit «être respectée par toutes les parties», y compris dans le détroit d'Ormuz, a-t-il répété.

«Il est temps de faire preuve de retenue et de responsabilité. Il est temps de préférer la diplomatie à l'escalade», a-t-il ajouté, plaidant par-dessus tout pour le respect du droit international aujourd'hui «foulé aux pieds» à travers le monde.

«Le non-respect du droit crée le chaos, le non-respect du droit alimente les souffrances, le non-respect du droit mène à la destruction», a-t-il mis en garde.

Interrogé sur le début mardi à Washington de pourparlers directs entre Israël et le Liban, entraîné dans la guerre par le mouvement chiite Hezbollah, Antonio Guterres a estimé que «personne ne s'attend» à ce qu'ils «apportent une solution à tous les problèmes».

Mais «ce sera très important si ces pourparlers créent les conditions d'un changement du comportement des acteurs», a-t-il espéré, accusant Israël et le Hezbollah de «s'aider mutuellement» jusqu'à présent «pour déstabiliser le gouvernement du Liban" en justifiant chacun leurs actes par ceux de l'autre.

«Il est temps qu'Israël et le Liban travaillent ensemble, au lieu d'avoir un Liban victime de cette conjonction négative des actes du Hezbollah et d'Israël», a-t-il plaidé.

AFP

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