Le président du Parlement iranien a exigé vendredi une trêve au Liban et le déblocage des actifs de son pays avant toute négociation de paix avec les États-Unis, alors que des pourparlers sont censés se tenir samedi au Pakistan.
«Deux des mesures sur lesquelles les parties se sont mises d’accord doivent encore être appliquées: un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des actifs de l’Iran, avant le début des négociations», a écrit en anglais Mohammad Bagher Ghalibaf sur son compte X. «Ces deux questions doivent être résolues avant que les négociations commencent».
La levée du blocage des actifs iraniens sous sanctions n’avait jusqu’alors pas été publiquement évoquée par Téhéran comme condition préalable à des pourparlers, même si la levée des sanctions économiques figure dans sa liste de 10 demandes.
Des discussions sont prévues au Pakistan entre l’Iran et les États-Unis pour essayer de parvenir à un accord mettant fin à la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, au-delà de la trêve de deux semaines entrée en vigueur mercredi.
Avant le message de M. Ghalibaf, le vice-président américain JD Vance, attendu samedi à Islamabad, avait appelé Téhéran à «ne pas se jouer» de Washington, sur fond de profondes divergences et de fragile cessez-le-feu.
«Nous allons (...) essayer de mener des négociations positives», avait néanmoins affirmé M. Vance avant d’embarquer pour le Pakistan, assurant que «si les Iraniens sont prêts à négocier de bonne foi, nous sommes tout à fait disposés à leur tendre la main».
Côté iranien, le flou règne sur le départ d’une délégation pour Islamabad, qui pourrait être menée par l’influent président du Parlement.
Le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif, dont le pays s’est imposé comme médiateur dans le conflit, avait annoncé dans la nuit de mardi à mercredi que l’Iran et les États-Unis «ainsi que leurs alliés» avaient accepté un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban.
Mais Israël et Washington ont démenti que l’accord concerne le Liban, pilonné par l’armée israélienne en guerre contre le Hezbollah soutenu par Téhéran.
AFP



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