Macron salue le cessez-le-feu, qui doit inclure «pleinement» le Liban
Le président français Emmanuel Macron assiste à une réunion du conseil de défense et de sécurité de la France après l’annonce du cessez‑le‑feu en Iran et pour aborder le retour de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux ressortissants français libérés par l’Iran après trois ans et demi de détention, au palais de l’Élysée à Paris, le 8 avril 2026. ©Photo by TOM NICHOLSON / POOL / AFP

Emmanuel Macron a qualifié mercredi de «très bonne chose» l'annonce d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, en demandant que cette trêve inclut «pleinement» le Liban alors qu'Israël refuse de stopper son offensive dans le sud du pays.

«Nous attendons, pour les jours et les semaines qui viennent, que (le cessez-le-feu, ndlr) puisse être pleinement respecté dans toute la région», a dit le président français au début d'un Conseil de défense, souhaitant des négociations, «comme d'ailleurs la France le défend depuis 2018», pour permettre «de régler de manière durable les questions nucléaires, balistiques, régionales qui ont trait à l'Iran».

Les États-Unis et l'Iran se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% du commerce mondial de pétrole et de gaz liquéfié et dont le blocage par l'Iran depuis le début du conflit pèse lourdement sur l'économie mondiale.

La mission «strictement défensive» d'une quinzaine de pays initiée par la France pour aider à la reprise de la circulation dans le détroit d'Ormuz se mettra en place «quand les conditions seront remplies», «en coordination avec l'Iran», a réitéré le chef de l'État qui a lié son engagement à l'arrêt des hostilités.

«Notre souhait, c'est de nous assurer que le cessez-le-feu inclut pleinement le Liban» sur la durée, a-t-il par ailleurs insisté.

L'armée israélienne a mené plusieurs frappes sur le sud du Liban mercredi matin, selon l'Agence nationale libanaise d'information (Ani, officielle), après avoir émis un nouvel ordre d'évacuation pour la région de Tyr.

Emmanuel Macron a aussi demandé que le mécanisme de coordination pour la stabilité dans le sud du Liban, qui inclut les États-Unis et la France, soit «pleinement réactivé». Il a aussi réitéré la nécessité de «renforcer le soutien aux forces armées libanaises» pour qu'elles puissent «pleinement reprendre le contrôle de leur territoire et lutter efficacement contre le Hezbollah».

«L'Irak, où la situation reste très volatile, avec l'action des milices pro-iraniennes, doit-elle aussi être incluse dans le cessez-le-feu», a encore insisté le président français.

Des factions armées irakiennes pro-iraniennes, alliées au sein de la «Résistance islamique en Irak», ont annoncé mercredi suspendre pour deux semaines leurs attaques contre les «bases ennemies» dans le pays et la région.
 

AFP

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