Le président Joseph Aoun a affirmé dimanche que la paix civile au Liban constitue une ligne rouge, soulignant que la négociation, qu’il recommande pour mettre un terme à la guerre, n’est pas une capitulation.
«À ceux qui cherchent à semer la discorde, je dis que les circonstances ont changé et que la responsabilité de préserver la paix civile incombe à tous. Certains médias jouent un rôle destructeur, alors modérez vos discours incitatifs», a déclaré le président depuis Bkerké, où il s’est rendu pour la messe de Pâques.
«Toute main qui portera atteinte à la paix civile sera tranchée. Les services de sécurité sont prêts à toute éventualité. Personne ne veut porter atteinte à la paix civile», a-t-il martelé.
Le chef de l’État s’est également adressé aux habitants du Sud, saluant leur résilience: «Nous saluons votre résistance, nous ne vous avons pas oubliés. Nous faisons le nécessaire pour assurer vos conditions de vie et poursuivons les contacts nécessaires pour vous venir en aide».
Le président a indiqué que l’État fait tout son possible pour préserver la dignité des déplacés, remerciant tous ceux qui ont contribué à cet effort, tant à l’étranger qu’au Liban, en particulier les Libanais qui ont accueilli leurs compatriotes.
M. Aoun a par ailleurs exprimé son regret face aux attaques dirigées contre l’armée libanaise: «Que lui avez-vous fait? L’armée accomplit son devoir et, sans elle, vous ne seriez pas dans vos foyers. Elle n’agit pas selon des agendas particuliers, mais selon l’intérêt national».
S’adressant à ceux qui critiquent les négociations et la diplomatie, il a ajouté: «À ceux qui disent ‘À quoi nous servent les négociations et la diplomatie?’, je réponds: ‘Que nous apporte ta guerre?’ Négocier n’est pas une concession et la diplomatie n’est pas une capitulation», soulignant que «certains» ont voulu entraîner le Liban dans des conflits qui ne le concernent pas et lier son avenir à celui de la région.
«Il est vrai qu'Israël veut peut-être faire au sud du Liban comme Gaza (...) Gaza a été détruite, il y a eu plus de 70.000 morts et ensuite ils ont dû négocier», a dit le chef de l'État. «Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (...) sauver ce qui reste de maisons qui n'ont pas encore été détruites?, a-t-il dit.



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