La Banque mondiale (BM) a annoncé jeudi dans un communiqué se tenir prête «à répondre à grande échelle» aux demandes des pays qui se retrouveraient en difficulté à cause des conséquences sur le transport maritime et l'énergie du conflit au Moyen-Orient.
«Un certain nombre» de pays membres de la BM «parmi les marchés émergents nous ont approché alors que le conflit au Moyen-Orient a commencé à avoir un impact sur le prix des matières premières et la logistique», sans préciser le nombre de demandes reçues jusqu'ici.
«Nous travaillons avec les gouvernements, le secteur privé et les partenaires régionaux pour leur venir en aide face à ces nouveaux défis», a souligné l'institution de Washington dans un communiqué.
La Banque assure «suivre de près les évolutions sur les marchés mondiaux» et être en «contact direct avec les pays les plus touchés afin de comprendre ce à quoi ils sont confrontés».
«Nous allons nous appuyer sur l'ensemble des instruments à notre disposition pour soutenir les gouvernements, entreprises et foyers. Notre objectif est d'apporter une aide immédiate» aux pays qui en feraient la demande.
Les États-Unis et Israël ont lancé une série d'attaques sur l'Iran le 28 février, entraînant des répliques de la part de Téhéran qui a visé la quasi-totalité de la région, où des infrastructures pétrolières et gazières, notamment, ont été ciblées.
Le conflit a entraîné une envolée des prix du pétrole, qui dépassent désormais les 95 dollars le baril de West Texas Intermediate, et même plus de 107 dollars pour le baril de Brent européen.
La fermeture du trafic maritime via le détroit d'Ormuz, décrétée par l'Iran, a par ailleurs fortement perturbé le transport maritime, en particulier de divers produits issus de la région, tels que les engrais, bloquant des navires de part et d'autre du détroit.



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