Le dollar en forme, malgré la baisse des cours du pétrole
Le dollar progresse face aux principales devises. ©Ici Beyrouth

Le dollar profite mercredi des nombreuses incertitudes entourant l'éventualité de négociations pour stopper le conflit au Moyen-Orient, parvenant même à résister au recul des prix du pétrole.

Si «les marchés semblent accueillir favorablement l'idée que des pourparlers de haut niveau aient lieu prochainement entre les États-Unis et l'Iran», la devise américaine conserve sa dynamique haussière, signe que les tensions persistent, selon les analystes de Scotiabank.

Vers 18H15 GMT, la devise américaine reprenait 0,25 % à la monnaie unique européenne, à 1,1579 dollar pour un euro, et avançait de 0,21 % par rapport à la livre sterling, à 1,3383 dollar.

Téhéran a refusé mercredi, selon un média d'État, le plan de l'administration américaine en 15 points destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, un document que lui avait transmis le médiateur pakistanais.

Donald Trump «déchaînera l'enfer» si l'Iran fait «le mauvais calcul», a prévenu un peu plus tard la Maison Blanche, tout en assurant que les discussions avec Téhéran «continuent».

Depuis le début du conflit, le billet vert bénéficie d'une «prime de guerre», en partie grâce à son statut de valeur refuge, souligne Marc Chandler, de Bannockburn Capital Markets.

C'est aussi parce que «certains investisseurs jugent que l'économie américaine est relativement à l'abri d'un choc pétrolier», grâce à l'importante production domestique d'or noir, ajoute l'analyste.

Pour Kevin Ford, cela rend la vigueur de la devise «intrinsèquement fragile».

«Tant que la situation ne sera pas plus claire, le dollar restera recherché. Une fois la situation clarifiée, le mouvement de correction pourrait être rapide», prévient M. Chandler.

De son côté, le franc suisse était encore à la peine, lâchant 0,37 % à 0,7910 franc suisse pour un dollar.

La devise helvétique a perdu plus de 2,7 % face au billet vert depuis le début de la guerre, et environ 0,8 % face à l'euro.

«La Suisse, avec un taux d'inflation de seulement 0,1 % sur un an» en février, «est relativement bien placée pour faire face à une flambée inflationniste sans avoir à durcir drastiquement sa politique monétaire», note Thu Lan Nguyen, ce qui rend ses obligations et sa devise moins attractives que celles d'autres pays.

L'analyste constate aussi que la Banque nationale suisse (BNS) se tient prête à intervenir sur le marché des changes contre un franc suisse fort.

 

AFP

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