L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a expédié samedi par la route un premier convoi de matériel médical à destination de Beyrouth depuis sa plateforme logistique d'urgence mondiale de Dubaï, a annoncé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
L'agence onusienne a dépêché 22 tonnes de «médicaments vitaux, de matériel de traumatologie et d'urgence», a précisé M. Tedros sur X. Ces quantités permettront de prendre en charge les soins de 50.000 patients, dont 40.000 interventions chirurgicales, a-t-il précisé.
«Il s'agit du premier convoi par la route empruntant un corridor terrestre multinational depuis la plateforme logistique mondiale de l'OMS à Dubaï, qui a mis en place un nouvel itinéraire pour assurer la continuité de l'acheminement des fournitures malgré les perturbations logistiques croissantes au Moyen-Orient», a expliqué M. Tedros.
Le convoi devrait arriver à Beyrouth d'ici une semaine. Le Liban a été entraîné dans le conflit israélo-palestinien lorsque le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur Israël le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors d'attaques israélo-américaines.
Israël a riposté par des frappes massives à travers le Liban et des incursions terrestres dans la zone frontalière, faisant plus de 1.000 morts selon les autorités libanaises.
Le système de santé libanais est confronté à une pression croissante due à l'augmentation des besoins, aux déplacements massifs de population et aux pénuries de médicaments, de fournitures et de carburant, a fait valoir M. Tedros.
Le patron de l'OMS a rendu hommage aux personnels de santé qui «continuent de travailler dans des conditions difficiles» dans le pays.
L'OMS a recensé 63 attaques contre des établissements de santé au Liban depuis le 2 mars, faisant 51 morts et 91 blessés.
La base logistique de l'OMS à Dubaï a traité l'an dernier plus de 500 commandes d'urgence pour 75 pays à travers le monde.
Ses opérations ont été brièvement suspendues au début du conflit au Moyen-Orient en raison de l'insécurité, des fermetures de l'espace aérien et du blocage du détroit d'Ormuz. L'OMS a alors envisagé des voies d'accès terrestres.
AFP



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