Voici les dernières évolutions économiques mondiales mercredi vers 15H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 19ᵉ jour:
Le pétrole repart à la hausse
Après une brève accalmie liée à la reprise partielle des exportations irakiennes de brut, les prix des hydrocarbures sont repartis à la hausse dans la foulée de l'annonce d'une frappe des États-Unis et d'Israël contre des installations gazières en Iran.
Le baril de Brent, la référence internationale du pétrole, progressait d'environ 6% à 109,5 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait quelque 3% à 99,37 dollars vers 15H00 GMT.
Le prix du gaz européen, qui évoluait dans le rouge mercredi matin, est lui aussi reparti à la hausse: le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, affichait vers 13H45 GMT une progression de 7,70%, à 55,53 euros le mégawattheure.
Retournement de tendance sur les Bourses
Les mouvements haussiers du pétrole ont entraîné un retournement de tendance sur les Bourses et les marchés obligataires.
Vers 15H00 GMT, en début de séance à Wall Street, le Dow Jones cédait 0,83%, l'indice Nasdaq perdait 0,52% et l'indice élargi S&P 500 reculait de 0,53%.
Des indices européens sont également passés dans le rouge, après avoir commencé la semaine et la journée en hausse (-0,83% à Francfort et -0,88% à Londres). Paris maintenait une légère tendance haussière (-0,05%).
Frappe contre des installations gazières iraniennes
Une frappe menée mercredi par Israël et les États-Unis a touché des installations iraniennes, provoquant un incendie, a annoncé la télévision d’État iranienne. Visé, l'immense champ gazier de South Pars/North Dome est la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar.
Grand producteur de gaz, le Qatar, exposé aux représailles de Téhéran, a qualifié cette frappe de «dangereuse et irresponsable».
L'Irak et ses centrales électriques privées de gaz iranien
Les centrales électriques en Irak ont été privées de leur approvisionnement en gaz iranien qui s'est «totalement interrompu» mercredi en raison des «développements dans la région», a annoncé le ministère de l’Électricité.
Cette déclaration fait suite à l'annonce par l'Iran d'une frappe israélo-américaine sur des installations desservant l'immense champ gazier de South Pars/North Dome, que Téhéran partage avec Doha.
Trump suspend des restrictions liées au transport maritime de pétrole
Le président américain Donald Trump a mis sur pause une loi empêchant le transport de carburant par des bateaux non américains afin d'atténuer la flambée des cours de l'énergie avec la guerre au Moyen-Orient.
«La décision du président Trump d'accorder une dérogation de 60 jours au, Jones Act, n'est qu'une mesure supplémentaire visant à atténuer les perturbations à court terme sur le marché pétrolier», a écrit sur X Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison-Blanche.
Suisse: le ministère de l'économie abaisse sa prévision de croissance pour 2026
Le ministère suisse de l’Économie a légèrement abaissé sa prévision de croissance pour l'activité économique helvétique en 2026, à cause de la guerre au Moyen-Orient qui «pousse les prix de l'énergie à la hausse et accroît encore les incertitudes», a-t-il annoncé mercredi.
Le groupe d'experts de la Confédération chargé de réaliser ces prévisions s'attend désormais à une progression du produit intérieur brut de 1%, contre 1,1% lors de leur précédente estimation en décembre.
La Banque du Canada maintient son taux inchangé et met en garde contre la «volatilité» liée à la guerre
La Banque centrale du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 2,25% et a indiqué qu’elle surveillait le risque de flambée de l’inflation provoquée par la hausse des prix de l’énergie déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.
«La guerre au Moyen-Orient a accru la volatilité des prix mondiaux de l'énergie et des marchés financiers, et a fait augmenter les risques pesant sur l’économie mondiale. L’ampleur et la durée du conflit, et donc ses répercussions économiques, sont très incertaines», a déclaré la Banque du Canada.
BASF relève de 30% les prix de certains produits en Europe
Le géant allemand de la chimie BASF a annoncé mercredi une hausse d'environ 30% des prix de certains de ses produits industriels en Europe, conséquence de l'envolée des coûts de l'énergie et des matières premières liée à la guerre au Moyen-Orient.
Cette hausse de tarifs a été décidée en raison de «la volatilité significative des prix et de la disponibilité des matières premières essentielles», de «l'augmentation des coûts logistiques nationaux et transcontinentaux» ainsi que de «la forte hausse des coûts d'emballage et d'énergie», selon le groupe.
AFP



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