Face aux défis imposés par la guerre et ses répercussions sur les secteurs productifs et économiques du pays, le ministère de l’Agriculture a annoncé la mise en œuvre d’une série de mesures d’urgence visant à soutenir les agriculteurs, protéger la production agricole et assurer la continuité des chaînes d’approvisionnement alimentaire à travers le Liban.
Ces efforts s’inscrivent dans le cadre d’un plan de réponse intégré destiné à renforcer la résilience des agriculteurs et à préserver les activités agricoles là où cela est possible, tout en contribuant à la sécurité alimentaire nationale et en limitant les pertes pour le secteur.
Dans un communiqué publié lundi, le ministère précise soutenir particulièrement les agriculteurs restés dans les zones touchées par les hostilités, afin de les aider à poursuivre leurs activités et à maintenir leurs sources de revenus. Dans le même temps, des actions sont menées pour protéger le cheptel, notamment en fournissant des aliments aux éleveurs et en organisant le transfert des animaux vers des zones plus sûres.
La coordination avec le réseau de partenaires du secteur agricole se poursuit afin de garantir la continuité des programmes et projets de soutien, surtout dans les régions encore accessibles, et d’assurer aux agriculteurs un accompagnement technique et productif constant.
Le ministère a également mis en place un mécanisme de coordination avec les partenaires locaux et internationaux pour identifier les besoins urgents et réorienter certaines activités vers des zones plus sûres. Les fruits frais, par exemple, sont intégrés aux paniers alimentaires distribués dans les centres d’hébergement, en collaboration avec le secteur de l’alimentation, les producteurs locaux et les agences des Nations unies.
Pour une réponse efficace, un groupe technique a été constitué pour évaluer rapidement les besoins du secteur agricole, avec l’appui du Conseil national de la recherche scientifique, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cette évaluation permet de hiérarchiser les interventions et de rediriger le soutien là où il est le plus nécessaire.
«Parallèlement, le ministère maintient le fonctionnement administratif quotidien pour servir les citoyens, en accélérant l’émission de licences et d’autorisations pour les denrées et produits agricoles, afin de faciliter la circulation des approvisionnements et garantir l’accès des produits aux marchés. La surveillance des marchés agricoles et la gestion des récoltes et produits alimentaires sont également assurées pour stabiliser l’approvisionnement» peut-on lire dans le communiqu.
Enfin, des mesures spécifiques sont mises en œuvre pour protéger les secteurs spécialisés, comme la translocation des ruches des zones affectées vers des zones sûres, afin de préserver l’apiculture et son rôle dans la production agricole et la biodiversité.
Le ministère de l’Agriculture réaffirme ainsi son engagement, en partenariat avec les institutions nationales et les acteurs internationaux, à protéger les moyens de subsistance des agriculteurs, à maintenir la production agricole et à renforcer la sécurité alimentaire au Liban, en adaptant ses interventions aux évolutions de la situation.



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