Frappes israéliennes nocturnes sur la banlieue sud de Beyrouth
Destruction dans la banlieue sud de Beyrouth à la suite des frappes israéliennes, le 16 mars 2026. ©Réseaux sociaux

Deux frappes israéliennes ont visé, dans la nuit de dimanche, un bâtiment situé entre les quartiers Abiad et Jamous, puis le secteur Abiad dans la banlieue sud de Beyrouth. Un ordre d'évacuation couvrant plusieurs quartiers de la zone avait été émis dans la matinée.

L’armée israélienne a aussitôt annoncé frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth.

Parallèlement, les frappes aériennes et les bombardements d’artillerie se sont poursuivis dans plusieurs localités du Liban-Sud dont: Serbine, Taybé, Khiam, Bint Jbeil, Kafra, Toul, Debbine, Qantara, Zebdine, Yater, Nabatiyé, Aita el Chaab, Mayfadoun.  

Menaces visant un changeur de monnaie de la famille Chams

Selon des informations obtenues par Houna Loubnan, une alerte de sécurité a été signalée dimanche dans le quartier de Ramlet el-Bayda, à Beyrouth. Une menace israélienne aurait visé un appartement situé dans l’immeuble Waves, à proximité de la coopérative Coop. L’armée libanaise et les forces de sécurité ont alors bouclé la rue et imposé un périmètre de sécurité autour du bâtiment.

Les autorités ont procédé à l’évacuation des lieux après qu’un message d’avertissement a été adressé à son occupant, un changeur de devises de la famille Chams. Celui-ci avait déjà été ciblé lors de la précédente guerre et son bureau à Hamra avait alors été évacué. Israël l’accuse de financer le Hezbollah via la compagnie Al-Insaf, et l’appelle à évacuer également ses locaux à Chtoura. 

Dans ce contexte, la municipalité de Chtoura (Békaa) a annoncé l’évacuation préventive d’un immeuble après la diffusion d’informations faisant état d’une menace israélienne visant le Centre Chams. Dans un communiqué, le président du Conseil municipal, Michel Moutran, a indiqué que cette mesure avait été prise en coordination avec le mohafez de la Békaa et les services de sécurité, appelant l’ensemble des occupants à quitter les lieux «par précaution et afin de préserver la sécurité publique».

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