Guerre au Moyen-Orient: les derniers développements au 11ᵉ jour 
Cette photo, fournie par la marine américaine et publiée par le service des relations publiques du Commandement central américain, le 8 mars 2026, montre le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke USS Thomas Hudner (DDG 116) tirant un missile de croisière Tomahawk depuis la mer, le 5 mars 2026. ©US NAVY / AFP

Voici les derniers événements mardi au onzième jour de la guerre au Moyen-Orient:

Montagnes russes pour le pétrole

Les cours du pétrole ont connu de spectaculaires variations lundi, oscillant de plus de 20 dollars. Il a chuté de 10% mardi.

En fin de journée, la déclaration du président américain, Donald Trump, assurant que la guerre était «quasiment» finie a fait plonger les cours qui s'étaient au contraire envolés peu avant.

Dans les échanges électroniques après la clôture, le baril de Brent est passé brièvement sous 84 dollars. Vers 00H20 GMT, il chutait de 7,12%, à 91,91 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, reculait de 6,83% à 88,38 dollars.

Auparavant, le Brent avait grimpé jusqu'à 119,50 dollars et le WTI jusqu'à 119,48 dollars, dépassant 100 dollars pour la première fois depuis 2022 et les retombées de la guerre en Ukraine.

Frappes israéliennes au Liban

L’armée israélienne a mené dans la nuit de lundi à mardi une série de frappes aériennes sur plusieurs localités du sud et de l’est du Liban, tandis que des affrontements au sol ont opposé ses troupes au Hezbollah, selon l’Agence nationale d'information (ANI) et des sources locales.

 

Pas de négociations possibles, selon l'Iran

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé mardi que son pays était prêt à se battre "aussi longtemps que nécessaire" contre les Etats-Unis et Israël.

"Nous sommes prêts à poursuivre les frappes de missiles contre eux aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire", a-t-il déclaré à la chaîne américaine PBS News, ajoutant que des négociations avec Washington "ne sont plus à l'ordre du jour".

 

Damas fustige des tirs un Hezbollah contre son territoire

La Syrie a dénoncé dans la nuit de lundi à mardi des tirs d'artillerie effectués vers son territoire par le Hezbollah depuis le Liban, en pleine guerre entre Israël et la formation soutenue par l'Iran.

La Syrie dénonce des tirs du Hezbollah vers son territoire

Trump assure que la guerre "va se terminer bientôt"

Donald Trump a assuré lundi que la guerre contre l'Iran allait "se terminer bientôt", sans préciser à quelle échéance et en évoquant une possible intensification des opérations, lors d'une conférence de presse à Miami, sa première depuis le début de la guerre le 28 février.

Le président américain a également dit que l'évolution du conflit était "bien en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.

Il a menacé de frapper l'Iran "beaucoup plus fort" si Téhéran "prenait le monde en otage" en bloquant l'acheminement de pétrole dans la région via le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

"C'est nous qui déciderons de la fin de la guerre", ont répliqué mardi les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique.

 

Trump annonce la levée prochaine de sanctions sur le pétrole

Donald Trump a annoncé lundi qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole "afin de réduire les prix" en forte hausse ces derniers jours, après une conversation téléphonique "franche et constructive" avec Vladimir Poutine sur le Moyen-Orient et l'Ukraine.

"Nous avons des sanctions sur certains pays. Nous allons lever ces sanctions jusqu'à ce que ça s'arrange", a déclaré le président américain.

Le secteur russe des hydrocarbures est visé par de multiples sanctions occidentales et deux de ses principales conduites d'exportation vers l'Europe sont à l'arrêt. Vladimir Poutine avait assuré lundi être prêt à fournir les pays européens en pétrole et gaz s'ils se déclaraient en faveur d'une "collaboration durable et stable" avec Moscou.

Volte-face sur les marchés mondiaux

Dans la foulée des propos de Donald Trump, les cours du pétrole qui avaient grimpé jusqu'à 119,50 dollars pour le Brent et 119,48 dollars pour le WTI ont chuté d'environ 10% tandis que Wall Street passait dans le vert.

Les bourses asiatiques sont de leur côté en hausse mardi matin, de quelque 3% à Tokyo pour l'indice Nikkei et d'environ 5% pour l'indice Kospi à Séoul.

 

Retour du corps d'un soldat américain

Le vice-président américain JD Vance a participé lundi à un court cérémonial pour le retour de la dépouille du septième soldat américain tué au cours de la guerre, sur la base aérienne de Dover, dans l'est des Etats-Unis. Le sergent Benjamin Pennington, 26 ans, a été tué après une attaque de l'Iran en Arabie saoudite au début du mois.

 

Attaques dans le Golfe et au Kurdistan irakien

Les Emirats arabes unis font face mardi à une nouvelle attaque de drones et de missiles iraniens, a annoncé leur ministère de la Défense. Le pays avait plus

Plus tôt, l'Arabie saoudite a dit avoir intercepté deux drones dans l'est, et le Koweït six. Bahreïn a aussi fait état de deux morts dans une attaque iranienne qui a touché un immeuble résidentiel à Manama, la capitale.

Les Emirats arabes unis ont annoncé mardi matin que leur consulat général au Kurdistan irakien avait été la cible d'une attaque de drone, qui s'est soldée par des dégâts matériels.

 

Missiles iraniens interceptés en Turquie: les présidents des deux pays se parlent

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a proposé lundi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan la création d'une "équipe conjointe" pour enquêter sur les "prétendues attaques de missiles iraniens" contre la Turquie, au cours d'un entretien téléphonique, selon les médias iraniens.

M. Pezeshkian a aussi accusé les Etats-Unis et Israël de vouloir ainsi "semer la discorde" entre l'Iran et ses voisins.

Le président turc avait plus tôt mis en garde l'Iran contre "des actions extrêmement inappropriées et provocatrices".

 

L'Australie accorde l'asile à des footballeuses iraniennes

L'Australie a accordé l'asile à cinq joueuses de l'équipe iranienne féminine de football, désignées comme "traîtres" dans leur pays après avoir refusé de chanter l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie, de crainte qu'elles ne subissent des représailles à leur retour, a annoncé le ministre de l'Intérieur Tony Burke.

 

 

AFP

 

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