Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a vivement critiqué la position du gouvernement libanais sur la question des armes et tenu l’exécutif pour responsable de l’escalade actuelle avec Israël, affirmant que le Liban n’a «pas d’autre choix que la Résistance».
Dans un discours télévisé prononcé lundi soir sur Al-Manar, Raad a qualifié de «faute» la décision gouvernementale relative au monopole des armes, estimant qu’elle avait «encouragé Israël à durcir ses exigences». Selon lui, les autorités libanaises ont tenté de justifier leur incapacité à empêcher les attaques israéliennes en se retranchant derrière l’objectif de désarmer la Résistance.
Mohammad Raad a également affirmé qu’Israël n’avait «jamais respecté» l’accord de cessez-le-feu conclu fin novembre 2024, poursuivant ses frappes, ses incursions et ses violations de la souveraineté libanaise «par air, par terre et par mer». Il a accusé l’État hébreu d’avoir profité de la retenue du Hezbollah pour intensifier ses opérations, notamment dans plusieurs villages du sud.
Selon lui, la mobilisation d’environ 100.000 réservistes israéliens avant le mois de mars traduisait une préparation à une offensive contre le Liban. Il a également estimé que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran visaient à renverser le régime et à ouvrir ensuite un nouveau front contre le Hezbollah au Liban.
Dans ce contexte, Raad a défendu la récente salve de roquettes tirée vers Israël, la présentant comme «un signal de l’épuisement de la patience des Libanais» face aux attaques israéliennes et comme un avertissement contre une éventuelle offensive. «La résistance n’a pas précipité la guerre, mais a privé l’ennemi de l’effet de surprise», a-t-il affirmé.
Le responsable a insisté sur le fait que le Liban ne se trouvait pas face à un choix entre guerre et paix, mais «entre la guerre et la capitulation face à des conditions humiliantes imposées par Israël». «Nous défendons l’ensemble du territoire libanais et nous n’avons d’autre choix que celui de la résistance», a-t-il déclaré.
Mohammad Raad a enfin affirmé que l’objectif de la résistance restait «de chasser l’ennemi des territoires occupés, de mettre fin à ses agressions et de protéger le Liban», tout en assurant que le Hezbollah restait attaché à «l’unité nationale» malgré les divergences internes sur la question des armes.



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