Un deuxième navire de guerre iranien en route vers le Sri Lanka au lendemain du torpillage d'une frégate
Un marin iranien blessé, secouru de la frégate IRIS Dena après qu'un sous-marin américain l'ait torpillée au large des côtes du Sri Lanka pendant la guerre au Moyen-Orient, reçoit des soins à l'hôpital Karapitiya de Galle, le 5 mars 2026. ©ISHARA S. KODIKARA / AFP

Un deuxième navire de guerre iranien fait route jeudi vers le Sri Lanka dans l’océan Indien, au lendemain du torpillage d’une frégate iranienne par un sous-marin américain, qui a fait au moins 87 morts, a déclaré un ministre sri-lankais devant le Parlement de l’île.

Le ministre sri-lankais des Médias, Nalinda Jayatissa, a indiqué que ce bâtiment iranien se situait juste en dehors des eaux territoriales, sans donner plus de détails.

Plus d’une centaine de membres d’équipage se trouveraient à bord, selon des sources officielles qui ont dit craindre qu’il ne soit pris pour cible, comme la frégate iranienne coulée mercredi au large de la côte sud de ce pays d’Asie du Sud.

Le torpillage de mercredi est survenu au moment où la guerre déclenchée par une attaque conjointe américano-israélienne contre l’Iran continuait de s’étendre à travers le Moyen-Orient et au-delà.

Les autorités de la ville portuaire de Galle, au sud du pays, se préparaient jeudi à remettre les corps des 87 marins iraniens qui ont été récupérés la veille lors des opérations de recherche lancées par les autorités sri-lankaises.

Des membres d’équipage de cette frégate, sur laquelle se trouvaient 130 marins quand elle a été torpillée, sont toujours portés disparus.

Le porte-parole de la marine, Buddhika Sampath, a indiqué à l’AFP que des bâtiments de la marine de l’île poursuivent leurs recherches.

Des responsables du principal hôpital de Galle ont indiqué que 32 Iraniens secourus étaient toujours soignés et la police et des commandos d’élite assurent leur sécurité.

L’accès au service des urgences de cet établissement est interdit aux visiteurs et aux autres patients, les autorités médicales ayant mis en place une salle séparée pour les Iraniens.

«La plupart d’entre eux ont des blessures légères, mais quelques-uns présentent des fractures et des brûlures», a déclaré une infirmière de l’hôpital, qui n’a pas donné son nom.

L’Iran n’a pas encore réagi au naufrage.

Le Sri Lanka est resté neutre depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, appelant au dialogue.

AFP

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