Selon Trump, la relation américano-britannique n'est plus ce qu'elle était
Le Premier ministre britannique Keir Starmer (à droite) et le président américain Donald Trump (à gauche) présentent leur accord signé sur la prospérité technologique lors d'un événement commercial à Chequers, à Aylesbury, dans le centre de l'Angleterre, le 18 septembre 2025, lors du deuxième jour de la deuxième visite d'État du président américain. ©Andrew Caballero-Reynolds / AFP

La relation historiquement privilégiée entre le Royaume-Uni et les États-Unis «n'est plus ce qu'elle était», a estimé mardi Donald Trump dans une interview au quotidien britannique The Sun, en pleine guerre au Moyen-Orient.

«C'était de loin la relation la plus solide. Et maintenant, nous avons des relations très fortes avec d'autres pays en Europe», a déclaré le président américain, louant notamment la France, mais aussi l'Otan.

«C'est très triste de voir que la relation n'est manifestement plus ce qu'elle était», a ajouté Donald Trump.

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, «n'a pas été coopératif», a-t-il martelé. Il «aurait dû aider», a encore dit le président américain. «Je n'aurais jamais pensé voir ça de la part du Royaume-Uni», a-t-il ajouté.

Donald Trump s'en est déjà pris au dirigeant travailliste dans une interview au Daily Telegraph lundi, dans laquelle il lui a reproché d'avoir mis «beaucoup trop de temps» à autoriser les Etats-Unis à utiliser la base militaire clé de Diego Garcia, dans l'océan Indien. Il a dit être «très déçu» par Keir Starmer.

Après ce premier refus, Londres a accepté dimanche que Washington utilise des bases britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens, dont celle de Diego Garcia.

Keir Starmer a répondu aux critiques de Donald Trump lundi lors d'une allocution au Parlement, affirmant avoir agi dans «l'intérêt national du Royaume-Uni».

«Le président Trump a exprimé son désaccord avec notre décision de ne pas nous impliquer dans les frappes initiales, mais il est de mon devoir de juger ce qui est dans l'intérêt national du Royaume-Uni», a déclaré Keir Starmer.

M. Starmer a notamment été interpellé au Parlement par la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch, qui a critiqué le refus initial et l'absence de soutien explicite à l'opération américano-israélienne.

Le Premier ministre a assuré que les Etats-Unis n'utiliseraient pas les bases militaires britanniques à Chypre contre l'Iran, après que l'une d'elles a été frappée par un drone iranien, suscitant les inquiétudes des autorités de l'île.

 

AFP

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