Il faut appeler les choses par leur nom.
En continuant de tirer des missiles vers Israël malgré la décision du Conseil des ministres de lui interdire toute activité militaire, le Hezbollah ne se contente plus d’agir en marge de l’État. Il le défie. Il le ridiculise et l’humilie.
La décision du gouvernent arrive peut-être tard. Cela fait un an que les occidentaux conjurent l’État de désarmer la milice iranienne du Liban. Mais elle a le mérite d’exister.
Elle marque une ligne rouge institutionnelle et légale. Mais que vaut cette décision si, dès le lendemain, les missiles continuent de partir!
C’est affirmer que les armes priment sur la loi.
On n’est plus dans une ambiguïté. On est dans la terreur planifiée.
À quoi servent ces tirs? A rien. Ils n’ont aucun impact sur la confrontation qui se déroule en Iran. Ils détruisent le Liban et tuent son peuple.
Des milliers de familles sont jetées sur les routes. Des dizaines de villages se vident.
Et ceux qui ont déclenché cette escalade?
Ils n’ont aucune empathie pour ce qui est supposé être leur propre base. Pire, ils signent et revendiquent leurs actions.
Le problème de la défiance ouverte du Hezbollah devient désormais l’existence même de l’État, qui n’est plus souverain.
Ce qui se joue aujourd’hui dépasse les missiles. Comment l’État va-t-il réagir face à une milice devenue hors la loi?
On est devant une insubordination organisée.
Cela fait 20 ans que le Hezbollah piétine le Liban. Trois guerres, des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés, des destructions sans fin… Au nom des mollahs d’Iran. Cela ne peut plus être toléré. L’impunité doit être levée, les auteurs et leurs commanditaires, arrêtés et transférés devant les tribunaux. Immédiatement. Ça suffit.




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