Le président de la République et le président du Conseil ont signé un décret convoquant une session extraordinaire du Parlement, qui se tiendra du 2 au 16 mars. Cette session a été officialisée jeudi par la présidence de la République.
La convocation s’inscrit dans le cadre des dispositions prévues par l’article 33 de la Constitution libanaise, qui autorise le président de la République, sur proposition du chef du gouvernement, à convoquer le Parlement en dehors de son calendrier ordinaire. Le décret fixe à la fois la durée de la session et son ordre du jour.
Un calendrier strictement encadré par la Constitution
Selon l’article 32 de la Constitution, la Chambre se réunit chaque année en deux sessions ordinaires. La première s’ouvre le premier mardi suivant le 15 mars et se clôture à la fin du mois de mai. Cette première session ordinaire s’ouvrira donc cette année le 17 mars, c'est-à-dire au lendemain de la fin de la session convoquée par l’Éxcutif jeudi.
La seconde session ordinaire débute le premier mardi suivant le 15 octobre et est principalement consacrée à l’examen et au vote du budget. Sa durée est fixée à soixante jours.
L’ouverture et la clôture de ces sessions ordinaires interviennent automatiquement aux dates prévues par la Constitution.
En dehors de ces périodes, le Parlement ne peut légalement se réunir qu’en session extraordinaire. Celle-ci est alors encadrée par un décret présidentiel qui en précise les modalités, conformément à l’article 33.
Avec cette session prévue du 2 au 16 mars, les députés disposeront ainsi d’une fenêtre légale pour examiner les textes inscrits à l’ordre du jour, avant l’ouverture de la session ordinaire de printemps.



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