Washington dit que du pétrole peut rentrer à Cuba sous conditions
Logo de l'OFAC, le service chargé des sanctions économiques au sein du ministère américain des Finances. ©OFAC

Le gouvernement américain a souligné mercredi qu'il n'interdisait pas totalement de revendre du pétrole d'origine vénézuélienne à Cuba, marquant une inflexion à l'égard de l'île communiste qui souffre du blocus énergétique imposé par les États-Unis.

Le service chargé des sanctions économiques au sein du ministère américain des Finances (OFAC) a publié une mise au point sur son site internet.

Il s'y dit enclin à regarder d'un bon œil les demandes de licences issues d'acteurs souhaitant revendre, à Cuba, du pétrole pompé au Venezuela.

Il affirme qu'il s'agit d'une mesure de «soutien et de solidarité au peuple cubain».

L'OFAC ajoute mercredi que les transactions ne doivent en aucun cas bénéficier «à des personnes ou entreprises liées à l'armée cubaine, aux services de renseignement ou à d'autres institutions gouvernementales».

Sa note a été diffusée en marge d'une visite officielle du secrétaire d'État Marco Rubio dans les Caraïbes, où il rencontre des dirigeants inquiets de la dégradation de la situation humanitaire à Cuba.

Dans l'île, la pénurie de carburant, déjà chronique, s'est fortement aggravée depuis l'arrêt des livraisons de pétrole vénézuélien décidé par Washington en janvier.

La publication de l'OFAC met en avant la possibilité de demander des licences «BIS», qui permettent aux entrepreneurs privés cubains d'importer certains produits, y compris du carburant.

Le gouvernement communiste n'a toutefois lui-même que récemment autorisé l'importation de carburant par des entreprises, face à la gravité de la crise.

AFP

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