Cuba: le blocus énergétique des États-Unis met «en danger» le système éducatif de l'île, selon l'Unesco
L’Unesco alerte sur l’impact de la crise énergétique à Cuba, qui réduit le temps scolaire, aggrave le manque d’enseignants et fragilise la scolarité de centaines de milliers d’élèves. ©Wikipédia

Le blocus énergétique des États-Unis à Cuba met «en danger» le système éducatif de l'île, en réduisant l'amplitude du temps scolaire et en aggravant le déficit d'enseignants, a alerté l'Unesco.

«L'éducation à Cuba est en danger à cause de l'actuelle crise énergétique (...) Cela compromet l'avenir de toute une génération, avec des conséquences à long terme», a estimé vendredi la représentante de l'Unesco à Cuba, Anne Lemaistre, dans un message posté sur le compte X du bureau local de l'organisation.

Le pays, sous embargo américain depuis 1962, traverse une très grave crise économique depuis des années, aggravée depuis plusieurs mois par le blocus pétrolier imposé par Washington et d'autres sanctions économiques américaines.

L'île est actuellement confrontée à une grave pénurie de carburant, entraînant une détérioration des services de transport et des coupures d'électricité fréquentes.

Les restrictions énergétiques et la perturbation des transports «affectent la présence des enseignants» dans les écoles de l'île, où il manque actuellement «plus de 26.000 professeurs», a déclaré samedi à l'AFP Mme Lemaistre.

Face à la crise, le gouvernement cubain a adopté des mesures d'urgence, notamment le raccourcissement du temps d'enseignement et la fin anticipée de l'année scolaire, avancée cette année de plusieurs semaines.

Et début février, les autorités avaient suspendu les cours en présentiel dans les universités afin d'économiser l'électricité, mais avec un réseau instable et une connexion Internet limitée, les conditions d'études sont devenues extrêmement précaires.

Environ 400.000 élèves ont vu leurs journées de cours réduites, tandis qu'environ 28.000 élèves en fin de cursus font face à une situation «critique» pour terminer leurs études, notamment lorsqu'ils habitent des zones rurales et isolées, a ajouté Mme Lemaistre.

AFP

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