Après les frappes sur la  Békaa, le Hezbollah relance la surenchère verbale
Un bulldozer déblaye les débris près de bâtiments fortement endommagés dans le village de Bednayel, dans la Békaa, le 21 février 2026, à la suite des frappes israéliennes. ©AFP

Le Hezbollah a appelé samedi à la «résistance» après la mort dans une frappe israélienne de huit de ses membres qui participaient à une réunion dans la Békaa.

Selon Mahmoud Qamati, vice-président du bureau politique du Hezbollah, «ce qui s'est passé» vendredi dans la vallée de la Bekaa «est une nouvelle agression, dépassant tous les niveaux précédents».

«Quelle autre option avons-nous à part la résistance? Nous n'en avons pas d'autre», a-t-il ajouté dans un discours prononcé à Beyrouth et diffusé par Al-Manar.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un bulldozer déblayer les décombres ainsi qu'un immeuble gravement endommagé dans la zone résidentielle visée où, selon une source au sein de l'organisation, les membres tués étaient réunis.

Des funérailles ont été organisées dans la ville voisine de Baalbek pour deux d'entre eux, dont le commandant Hussein Mohammad Yaghi. Des centaines de personnes étaient présentes, brandissant des drapeaux du Hezbollah et scandant des slogans en sa faveur.

Désarmer le Hezbollah

Mardi doit par ailleurs se tenir au Caire une réunion pour préparer la prochaine conférence visant à lever des fonds pour renforcer les forces armées et les forces de sécurité intérieure libanaises, à Paris début mars.

Cette aide est jugée fondamentale au moment où l'armée libanaise, qui manque de moyens financiers et d'équipement, cherche à désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'un an de conflit avec Israël.

Elle avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase du plan de désarmement, qui couvrait la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

La deuxième phase concerne une zone située au nord du fleuve et doit être mise en œuvre au cours d'une période de quatre mois, éventuellement renouvelable, mais le Hezbollah refuse d'y remettre ses armes.

Plus de 370 personnes ont été tuées dans des raids israéliens au Liban depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP fondé sur les données des autorités libanaises.

AFP

 

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