Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a appelé samedi à la levée de «tous les obstacles» imposés selon lui par Israël à la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza, dans un discours retransmis à l'ouverture du 39ᵉ sommet annuel de l'Union africaine à Addis-Abeba.
«Nous soulignons la nécessité de lever tous les obstacles imposés par l'occupation israélienne à la mise en œuvre des dispositions liées à la deuxième phase de l'accord, y compris le travail» du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), «afin d'assurer la continuité des services, la coordination de l'effort humanitaire et de permettre un redressement rapide», a déclaré M. Abbas dans un discours lu par son Premier ministre, Mohammed Mustafa.
Le président palestinien a accusé Israël de «continuer à violer» l'accord de cessez-le-feu avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, négocié par les pays médiateurs et entré en vigueur le 10 octobre sous la pression des États-Unis.
«Depuis l'annonce du cessez-le-feu et jusqu'à aujourd'hui, plus de 500 Palestiniens ont été tués (dans la bande de Gaza), ce qui menace la durabilité de la trêve et la mise en œuvre intégrale de sa deuxième phase», a-t-il ajouté.
Les États-Unis avaient annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump, destiné à mettre fin définitivement à la guerre à Gaza et endossé en novembre par les Nations unies.
Cette deuxième phase prévoit un retrait progressif israélien de la bande de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.
Mais s'il a accepté de renoncer à la gouvernance future du territoire, le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza depuis 2007, refuse catégoriquement de déposer les armes aux conditions posées par Israël.
L'armée israélienne, de son côté, contrôle toujours plus de la moitié de la bande de Gaza, tandis que les deux camps s'accusent quotidiennement de violations du cessez-le-feu.
Les 15 experts palestiniens composant le NCAG, créé pour gérer provisoirement le territoire et placé sous l'autorité du «Conseil de paix» de Donald Trump, restent pour l'heure basés en Égypte, malgré la réouverture très partielle, le 2 février, du poste-frontière de Rafah, occupé par l'armée israélienne du côté palestinien depuis mai 2024.
AFP



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