Le dollar reprend son souffle avant les chiffres de l’emploi américain
Le dollar marque une pause après sa chute, alors que les investisseurs attendent les chiffres de l'emploi américain. ©Ici Beyrouth

Le dollar marque une pause mardi, se remettant de sa chute de la veille accentuée par les inquiétudes sur les futures données sur l'emploi américain.

Le billet vert avait été lesté par des informations selon lesquelles Pékin aurait conseillé à ses institutions financières de limiter leurs expositions aux bons du Trésor américain.

Les investisseurs attendent aussi les chiffres officiels de l'emploi américain pour le mois de janvier, dont la publication a été décalée de quelques jours, à mercredi, en raison de la paralysie budgétaire aux États-Unis.

Or, le principal conseiller économique de Donald Trump, Kevin Hassett, a dit lundi «s'attendre à des chiffres de l'emploi légèrement inférieurs».

«Si la demande de main-d'œuvre reste faible, cela alimentera les anticipations de nouvelles baisses des taux par la Réserve fédérale cette année», note Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Les acteurs du marché tablent à ce stade sur une baisse de taux de la banque centrale américaine lors de sa réunion de juin, d'après l'outil de CME, FedWatch.

Vers 09H15 GMT (10H15 à Paris), le billet vert s'affichait stable (+0,01%) face à la monnaie unique européenne, à 1,1913 dollar pour un euro.

Sur la seule séance de lundi, l'euro a bondit de 0,84% face au dollar, les investisseurs étant attirés par la stabilité du marché européen.

La monnaie américaine prenait aussi 0,12% à la devise britannique, à 1,3676 dollar pour une livre qui pâtit des retombées politiques de l'affaire Eptsein.

Les ministres du gouvernement de Keir Starmer ont volé à son secours lundi, après des appels à la démission lancés par le chef du Parti travailliste écossais et l'opposition. Le Premier ministre britannique exclut à ce stade de démissionner.

Le dirigeant travailliste, déjà impopulaire, fait face à une crise de confiance et d'autorité inédite pour avoir nommé en 2024 Peter Mandelson ambassadeur aux États-Unis alors qu'il avait connaissance de ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019.

Face au scandale, le directeur de la communication de M. Starmer et son chef de cabinet ont tous deux annoncé leur départ.

«Si Starmer démissionne, les obligations pourraient subir une pression accrue» et la livre tomber, «le marché évaluant le risque d'un endettement plus important sous la houlette de chacun des candidats à la direction du parti», relève Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Considéré comme un actif risqué et délaissé pour cette raison, le bitcoin perdait pour sa part 1,56%, à 69.270,63 dollars.

Les analystes de Kaiko y voient davantage «un désengagement des acheteurs particuliers plutôt qu'une panique» généralisée.

AFP

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