Un quadri-effort de 100 km, un taux d’abandon qui parle tout seul, et deux Libanais qui franchissent la ligne dans le dur : Lindzi Nader (9e) et Ali al-Zoebi (16e) ont signé une performance de caractère au Samla, avant d’enchaîner avec un stage au Japon.
Il y a des courses qui se gagnent au panache. Et d’autres qui se terminent à la volonté, quand le chrono devient secondaire et que seule compte la capacité à rester debout. Sur la première édition du Samla, en Qatar, le triathlon libanais a coché la case “ultra” : 100 km au total, découpés en quatre blocs — 3 km de natation, 49 km de course à pied, 44 km de vélo et 4 km de rameur. Un menu sans dessert, mais avec l’addition.
100 km de vérité
Dans un peloton relevé — 336 participants venus de 22 pays — la sélection s’est faite naturellement : 114 seulement ont vu la ligne d’arrivée. Un chiffre brut, mais qui dit tout. Le Samla n’est pas une simple épreuve à cocher : c’est un test d’endurance, de gestion et de lucidité, où l’on apprend vite que la moindre erreur se paye cash, surtout quand les kilomètres s’empilent et que les transitions ne pardonnent plus.
Deux finishers, deux classements qui pèsent
Et dans ce contexte, la performance prend du relief : Lindzi Nader et Ali al-Zoebi, tous deux sous les couleurs du Club Profit, ont répondu présent. Nader se classe 9e, al-Zoebi 16e. Deux places qui ne racontent pas seulement un résultat : elles racontent une lecture de course, une endurance maîtrisée, et cette capacité à traverser “la zone grise” — celle où le corps négocie, où la tête décide.
La suite s’écrit au travail
Pas le temps de savourer longtemps : une délégation libanaise met le cap sur le Japon pour un stage d’une semaine, dans le cadre d’un protocole entre Fédération libanaise de triathlon et Fédération japonaise de triathlon. À la tête de la mission : Ahmad Khalifeh, accompagné du coach Roudi Abou Ghazaleh. Côté athlètes : Ali al-Zoebi, Youssef Dandashi, Lindzi Nader et Mia Sahyoun.
En marge du stage, les quatre prendront part à une épreuve de duathlon (course à pied + vélo), avant un retour au Liban deux jours plus tard. Une séquence courte, mais précieuse : volume, qualité, et surtout confrontation — le vrai carburant de ceux qui veulent continuer à grandir.


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