Le sénateur républicain américain Lindsey Graham a tenu des propos particulièrement virulents contre l’Iran lors d’une apparition sur Fox News, affirmant que «l’aide est en route» pour les dissidents iraniens et les appelant à poursuivre leur mobilisation contre le régime, selon la chaîne américaine.
Au cours de l’entretien, M. Graham a averti le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, que si les autorités iraniennes continuaient à tuer des citoyens, «Donald J. Trump va vous tuer», selon Fox News. Il a également plaidé pour des frappes militaires, cybernétiques et psychologiques américaines visant les infrastructures du régime iranien, tout en excluant tout déploiement de troupes américaines au sol, selon la même source.
Le sénateur a ensuite réitéré et précisé ses propos dans un message publié mercredi soir sur le réseau social X, affirmant que «tous les éléments» dont il dispose montrent que la répression des manifestants en Iran «se poursuit à plein régime» et que «le nombre de morts augmente d’heure en heure», ajoutant : «J’espère que l’aide est en route», selon son message.
Dans cette même publication, M. Graham a estimé que le «point de bascule» dépendrait de la détermination du président Donald Trump, appelant à «déchaîner l’enfer» contre un régime qui, selon lui, a «franchi toutes les lignes rouges». Il a décrit une «vague massive d’attaques militaires, cybernétiques et psychologiques» comme le cœur de l’aide promise, selon le message sur X.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a lui-même multiplié les mises en garde à l’égard de Téhéran ces derniers jours, appelant les manifestants iraniens à poursuivre leur mobilisation et avertissant que toute poursuite des violences pourrait entraîner une réponse américaine accrue, selon ses messages publiés sur les réseaux sociaux.
L’Iran a vivement réagi. Dans un communiqué publié sur X, la mission iranienne auprès des Nations unies a accusé les États-Unis de chercher un changement de régime, dénonçant une stratégie fondée sur «les sanctions, les menaces et l’agitation orchestrée» pour justifier une intervention militaire, selon la représentation iranienne à l’ONU.



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