Alors que le Parlement entame aujourd’hui sa première séance consacrée à l’examen du projet de budget 2026, un mouvement de protestation suit le déroulement de la séance, mené par des militaires retraités. Ces derniers dénoncent ce qu’ils considèrent comme un «oubli» de leurs revendications sociales et salariales, notamment les pensions et indemnités qui n’ont pas été incluses dans le projet de budget.
Les militaires retraités ont tenté de bloquer le passage des députés se rendant à la place de l’Étoile. Ils ont également fermé temporairement le tronçon ouest de l’autoroute de Chekka en brûlant des des pneus. Toutefois, ils n’ont pas réussi à empêcher complètement l’accès au Parlement: plusieurs députés ont dû poursuivre à pied leur trajet pour rejoindre la salle des séances.
Parallèlement, la rue s’est mobilisée avec des séries de rassemblements et d’occupations, tandis que l’armée libanaise maintient une présence sécuritaire importante autour de la zone parlementaire depuis les premières heures de la matinée.
Les enseignants, les employés de l’administration publique et les assistants judiciaires ont aussi convergé vers les abords du Parlement.
Selon la MTV, le nombre de députés ayant demandé la parole pour intervenir lors de la séance a atteint 60, et le président du Parlement Nabih Berry devrait tenter de convaincre certains d’entre eux de renoncer à prendre la parole afin de faciliter le déroulement des débats.
Cette mobilisation des militaires retraités souligne une tension sociale croissante, alors que le Parlement s’apprête à finaliser un projet de budget attendu depuis plusieurs mois.



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