Les propriétaires de stations-service dénoncent les pertes subies par le secteur
Une conférence de presse du syndicat des propriétaires des stations-service au Liban s'est tenue, vendredi matin, au siège du syndicat. ©Al-Markazia

Les propriétaires des stations-service au Liban, confrontés à une explosion des coûts d’exploitation et à une stagnation de leurs commissions depuis 2019, ont lancé, vendredi, un avertissement clair: si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils seraient prêts à passer à l’action. Leur principale revendication concerne l’augmentation de la commission sur la vente de l’essence et du mazout, qu’ils jugent insuffisante face à l’envolée des charges et des taxes.

Dans le cadre d’une conférence de presse tenue dans la matinée, le président du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a souligné que «le secteur, vital pour le transport et la mobilité, est au bord du gouffre après plus de six ans de flambée des prix et d’inflation». Il a appelé ses membres à rester en état d’alerte jusqu’à ce que les promesses faites soient concrétisées.

M. Brax a rappelé que la commission sur le litre d’essence (1,26 $) et le litre de mazout (0,70 $) n’a pas été réévaluée depuis au moins 2019, alors que les coûts d’exploitation ont explosé: augmentation du salaire minimum, hausse des allocations logement et charges sociales, multiplication des factures d’électricité (+120 %), d’eau (+282 %), des taxes municipales (+81 %) et des dépenses pour maintenance et pièces détachées. «Nous ne pouvons plus couvrir nos frais opérationnels; nous payons de notre poche. Les stations ne sont pas des associations caritatives», a insisté M. Brax.

Le syndicat a annoncé avoir présenté, en juillet 2025, un dossier détaillé au ministre de l’Énergie, Joe Saddi, avec une liste de revendications: augmentation de la commission, régularisation des stations non autorisées, révision des distances minimales entre stations et modernisation des conditions réglementaires.

Selon Brax, un premier pas a été franchi après un récent entretien avec l’équipe du ministère. Un accord a été trouvé pour réviser la commission dans le cadre d’une phase transitoire, avec une mise en œuvre prévue dès la première semaine de février.

Le syndicat reste toutefois vigilant: «Nous attendons que l’engagement soit respecté, mais nous restons prêts à toute action future pour défendre nos droits et nos emplois. Notre force réside dans notre unité», a conclu M. Brax.

 

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