Intensification des frappes israéliennes
Une boule de feu s’est élevée du site d’une frappe aérienne israélienne ayant touché Laylaki dans la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit du 10 au 11 mars 2026. ©FADEL ITANI / AFP

L’escalade militaire se poursuit au Liban: dans la nuit de mardi à mercredi, trois frappes israéliennes ont visé la banlieue sud de Beyrouth en moins d’une heure. L’une d’elles a touché les alentours de la zone de Safir dans le quartier de l’Américain, tandis qu’une autre a frappé le secteur de Laylaki. Cette dernière a été rapportée comme une des plus violentes sur la banlieue sud.

Mardi après-midi, de violentes frappes avaient déjà visé le sud de la capitale, pilonné depuis neuf jours.

Le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré : «Coïncidant avec les frappes en Iran, l’armée de défense a lancé une série de raids sur la banlieue sud de Beyrouth visant des infrastructures attribuées au Hezbollah.»

Cette offensive intervient alors que les frappes israéliennes se sont intensifiées ces dernières heures dans plusieurs régions du sud du Liban, touchant les localités de Jouaya, Ansar, Qantara, Qlaywé, Yater, Bint Jbeil, Chebaa, Hannawiyé, Majdel Silm et Adloun, faisant des morts et des blessés et provoquant des dégâts dans des maisons et infrastructures.

Le ministère de la Santé a annoncé que les frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait plusieurs victimes: deux morts et dix blessés dans les bombardements ayant touché la zone de Al-Houch et la localité de Qlaywé, ainsi qu’un mort à Ouzaï et trois morts à Hannawiyé, dans le caza de Tyr. Le ministère a aussi annoncé la mort de cinq personnes qui ont eu lieu à Cana (Tyr) plus têt dans la journée de mardi.

Les médias israéliens rapportent que trois soldats israéliens ont été blessés après qu’un site militaire israélien a été ciblé par un drone suicide.

Communiqués du Hezbollah

De son côté, le Hezbollah a annoncé, dans une série de communiqués, avoir mené des opérations militaires contre des positions et forces israéliennes, notamment en ciblant la base Shamshoun, à l’ouest du lac de Tibériade, avec un essaim de drones kamikazes, en représailles aux frappes sur le territoire libanais.

La milice a aussi annoncé avoir ciblé une unité de l’armée israélienne qui avançait vers la zone d’al-Khanouq, dans la localité frontalière d’Aïtaroun, en lançant plusieurs salves de roquettes.

Bilan humanitaire

Près de 500 personnes ont été tuées par les opérations israéliennes depuis le 2 mars, selon des chiffres officiels.

Et au moins 759.300 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

La représentante du HCR au Liban, Karolina Lindholm Billing, a averti mardi à Genève que «le nombre de personnes déplacées continue d'augmenter».

«La plupart ont fui précipitamment, presque sans rien, et cherchent refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans la région du nord du Liban et dans certaines parties de la Békaa», a-t-elle expliqué.

Dans l'immense Cité sportive à Beyrouth, un camp de toile a été installé pour accueillir les déplacés fuyant les bombes.

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