La télévision d'État iranienne a annoncé mercredi qu'un total de 3.117 personnes avaient été tuées lors du vaste mouvement de contestation du pouvoir, étouffé par une répression meurtrière, citant la Fondation iranienne pour les martyrs et les anciens combattants.
Parmi les personnes tuées, 2.427, dont des membres des forces de sécurité, sont considérées comme des «martyrs» au sens islamique du terme, car elles étaient des victimes «innocentes», a ajouté la télévision, citant un communiqué de la fondation.
«De nombreux martyrs étaient de simples passants, délibérément pris pour cible dans le cadre d'une stratégie visant à multiplier les victimes, ou touchés lors de tirs aveugles et d'actes de violence terroriste indiscriminée», selon ce communiqué.
Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et dont les chiffres sont cités par l'ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués mais le bilan pourrait même dépasser les 20.000 morts.
Les organisations de défense des droits humains expliquent que les efforts pour établir un bilan précis sont fortement entravés par la coupure continue et inédite d'Internet imposée par les autorités.
L'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, a indiqué mercredi qu'elle durait désormais depuis plus de 300 heures.
«Les tentatives pour occulter la vérité seront documentées en temps réel. Le monde regarde», a déclaré NetBlocks, qui estime que la coupure vise à masquer l'ampleur de la répression.
Déclenchée le 28 décembre par des protestations contre le coût de la vie, la mobilisation à travers l'Iran a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d'être étouffée par la répression.
AFP



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