Mode masculine : Pharrell Williams lance les défilés parisiens dans une maison Vuitton futuriste
Le rappeur, artiste et créateur de mode américain Pharrell Williams salue le public après avoir présenté les créations de la collection Louis Vuitton Homme Prêt-à-porter Automne-Hiver 2026/2027 dans le cadre de la Fashion Week de Paris, le 20 janvier 2026. ©Photo by THOMAS SAMSON / AFP

Louis Vuitton a lancé mardi la semaine de la mode masculine de Paris avec un défilé imaginé par Pharrell Williams, mettant en scène une maison futuriste entourée d’un jardin bucolique.

Pour l’occasion, l’artiste américain a conçu une demeure entièrement vitrée installée au pied de la Fondation Louis Vuitton.

Les mannequins ont déambulé autour de cette maison, y entrant parfois, vêtus de manteaux en laine à col écharpe, de costumes amples, voire de bermudas, de blousons courts ou de parkas cintrées avec capuche en fourrure.

La palette reste neutre, entre gris, noir et kaki, parfois ponctuée d’éclats scintillants, de motifs Prince-de-Galles et de touches de bordeaux.

De nombreuses personnalités ont assisté au show, parmi lesquelles la Première dame Brigitte Macron, le chanteur américain Usher ou encore l’acteur français Tahar Rahim.

Quelques heures plus tôt, Jeanne Friot avait ouvert la semaine avec une performance moins « people » mais tout aussi marquante.

Figure montante d’une mode engagée, écoresponsable et non genrée, la créatrice française a dévoilé « Awake », sa nouvelle collection hivernale mixte, sous la forme d’une performance chorégraphique au Théâtre du Rond-Point.

Pendant huit minutes, des danseurs du Ballet de Lorraine et des mannequins – parmi lesquels des personnalités comme la journaliste Daphné Bürki ou la drag-queen Mami Watta – ont présenté une série de silhouettes emblématiques du vestiaire de la styliste sur une bande-son enlevée.

Dans une palette dominée par le rouge, le noir et le violet se sont succédé pantalons à plumes, corset construit à partir de ceintures de cuir rouge, tailleur veste-jupe entièrement brodé de sequins, vestes en cuir aux épaules sculptées et mini-jupes façon kilt.

Le show s’est conclu par une standing ovation.

De son côté, la marque française Études Studio a présenté une collection mixte composée de costumes structurés, de blousons bomber et de pulls en mohair, le tout dans des tons gris, violets et bordeaux.

La griffe japonaise Auralee a quant à elle révélé une mode inspirée du vintage, épurée, mêlant trenchs et pantalons en velours côtelé, cuir, chemises à carreaux et jupes fluides dans des tons écrus, bruns ou gris, relevés de touches vives de bleu et de vert.

En marge du calendrier officiel, le créateur italien Pierpaolo Piccioli a également dévoilé sa première collection homme pour Balenciaga lors d’une présentation.

Le successeur de Demna propose de longs manteaux en laine noire ou beige, des blousons en cuir – dont un marron orné de clous ou un jaune vif – ainsi qu’un costume d’un violet intense.

Pendant six jours, 66 maisons vont dévoiler leur nouveau vestiaire hivernal à travers 36 défilés et 30 présentations.

Cette édition s’annonce plus mesurée après une année 2025 marquée par un vaste mercato artistique, mais promet des temps forts avec la deuxième collection masculine de Jonathan Anderson pour Dior mercredi et, samedi, la dernière de Véronique Nichanian pour Hermès après 37 ans à la tête de la ligne homme.

 

AFP

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