Le président de la République, Joseph Aoun, a prononcé mardi un discours devant les membres du corps diplomatique à l’occasion de la nouvelle année.
Le chef de l’État a rappelé que lorsqu’il a pris ses fonctions, il a hérité d’un État affaibli après vingt années de vide politique, marquées par de longues périodes de vacance présidentielle, de crises gouvernementales et d’extensions du mandat parlementaire, ainsi que par deux guerres et des troubles internes. Il a affirmé avoir assumé ses responsabilités dès le premier jour, malgré ces défis.
M. Aoun a précisé que ses priorités internes reposent sur quatre axes: la souveraineté et la sécurité, la reconstitution des administrations publiques, les réformes économiques, financières et monétaires, et le respect des échéances démocratiques pour recomposer les autorités légitimes. Il a souligné les avancées obtenues, notamment le contrôle du Liban-Sud par l’armée libanaise, le respect des accords internationaux, la mise en œuvre de réformes administratives et financières, ainsi que la tenue d’élections municipales et partielles après neuf ans d’interruption.
Sur le plan externe, le président a indiqué que son objectif était de repositionner le Liban dans le cadre de la légitimité arabe, internationale et onusienne, en multipliant les visites aux pays arabes et européens et en recevant de nombreux dirigeants et délégations internationales. Il a rappelé que le message central de toutes ces démarches, renforcé par la visite historique du pape Léon XIV, est que le Liban est un pays voué à la paix et à la stabilité, où le droit à une vie libre, sûre et digne est fondamental.
Le président Aoun a exprimé sa détermination à poursuivre ce chemin lors de sa deuxième année de mandat, affirmant sa confiance dans la continuité des réalisations et le retour complet du contrôle de l’État sur tout le territoire, avec pour objectif un Liban plus stable, prospère et en paix pour ses citoyens.
Il a conclu en adressant ses vœux de bonheur et de succès pour la nouvelle année aux diplomates, à leurs gouvernements et à leurs peuples.



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