Les États-Unis désignent les Frères musulmans en Égypte, Liban et Jordanie comme terroristes
©Département d'État des États-Unis

Les États-Unis ont désigné mardi les Frères musulmans en Égypte, au Liban et en Jordanie comme «organisations terroristes étrangères», a annoncé le secrétaire d'État Marco Rubio dans un communiqué.

«Ces désignations reflètent les premières mesures d'une action continue et soutenue pour contrecarrer la violence et la déstabilisation de branches des Frères musulmans partout où elles se trouvent», a-t-il déclaré dans ce communiqué.

«Les États-Unis utiliseront tous les moyens à leur disposition pour priver ces branches des Frères musulmans des ressources nécessaires pour se livrer au ou soutenir le terrorisme», a-t-il ajouté.

Le président Donald Trump avait signé en novembre un décret pour déclencher ce processus de désignation.

Les antennes des Frères musulmans «au Liban, en Jordanie et en Égypte», le pays où ce mouvement a été fondé en 1928, «commettent ou encouragent et soutiennent des campagnes de violence et de déstabilisation qui nuisent à leurs propres régions, à des citoyens américains ou à des intérêts américains», affirmait alors le texte publié par la Maison Blanche.

La classification comme «organisation terroriste étrangère» permet, outre les pressions politiques qu'elle implique, de prendre des mesures financières et administratives telles que le gel des avoirs, l'interdiction de transactions ou l'interdiction d'entrée sur le territoire américain.

La confrérie des Frères musulmans, organisation transnationale implantée dans de nombreux pays, a longtemps été le principal mouvement d'opposition en Égypte malgré des décennies de répression.

Aujourd'hui considérée dans le pays comme une organisation «terroriste», elle a été rayée du paysage politique après le bref mandat d'un an (2012-2013) de l'un des leurs, l'ex-président Mohamed Morsi, mort en 2019.

La confrérie porte le projet d'un islam politique conservateur. Le mouvement a été interdit dans plusieurs pays, dont l'Arabie saoudite.

AFP

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