Deux mois après sa libération de prison en Algérie, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est officiellement candidat à l’Académie française. Il brigue le fauteuil de l’avocat et écrivain Jean-Denis Bredin, décédé en 2021, lors d’une élection prévue le 29 janvier prochain, après un premier scrutin resté sans majorité en décembre. Âgé de 81 ans, l’auteur de 2084, récemment honoré par l’Académie, figure parmi plusieurs prétendants à ce siège d’«immortel».
L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal est officiellement candidat à l'Académie française, deux mois après sa libération de prison en Algérie, a indiqué jeudi cette institution.
Boualem Sansal est ainsi prétendant au fauteuil de l'avocat et écrivain Jean-Denis Bredin, décédé en 2021. Sa candidature pour devenir un «immortel», du nom des membres de l'Académie, a été révélée par le quotidien Le Figaro.
L'élection aura lieu le 29 janvier prochain.
Parmi les autres candidats figure notamment le poète belge Philippe Leuckx.
Un premier vote pour ce fauteuil avait eu lieu le 11 décembre mais aucun candidat n'avait obtenu la majorité.
Début décembre, l'Académie française avait honoré Boualem Sansal lors d'une cérémonie au cours de laquelle il avait reçu le prix mondial Cino del Duca, qui lui avait été décerné au printemps pour l'ensemble de son œuvre.
Incarcéré pendant près d'un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, a retrouvé la liberté le 12 novembre après avoir été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Il avait reçu en 2015 le grand prix du roman de l'Académie française pour 2084, inspiré du chef-d’œuvre de George Orwell 1984, ex aequo avec le Franco-Tunisien Hédi Kaddour.
En novembre, l'Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Eric Neuhoff, comptant depuis 35 membres sur les 40 fauteuils d'«immortels».
Fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu, principal ministre du roi Louis XIII, l'Académie française a comme mission de «donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences». Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.
Avec AFP



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