Karting : Oliver Allam vise le sacre au Moyen-Orient, plein gaz vers Sharjah
Oliver Allam en tête d’un peloton, trajectoire au millimètre. ©allam_oliver

Né en 2009 et déjà vice-champion du Liban en catégorie IAME (15 ans et plus), Oliver Allam s’attaque ce week-end à son rendez-vous régional le plus relevé : l’IAME Middle East Cup, programmée les 10 et 11 janvier sur la piste de Sharjah, aux Émirats arabes unis.

Arrivé en milieu de semaine à Sharjah avec son père Jimmy, le jeune pilote libanais débarque avec une idée simple : transformer la promesse en résultat. Deux jours de course, un format qui ne pardonne pas, et une concurrence annoncée relevée : ici, les qualifications donnent le ton, le trafic décide souvent de tout, et la moindre erreur se paie cash.
Sur la piste, Allam dégainera son X30 Senior, un kart taillé pour les batailles serrées. Il connaît la recette : trajectoires propres, freinages au cordeau, relances sans surpilotage. Son outil de travail, il l’a longuement préparé au Liban, sur le circuit RPM de Mtein, où il a enchaîné les séances pour affûter ses automatismes et sa lecture de course.
Depuis ses débuts en karting en 2018, le jeune Libanais a gravi les échelons à vitesse grand V. Après s’être imposé comme l’une des valeurs montantes de la scène locale, il a commencé à prendre la mesure de l’extérieur ces derniers mois : d’abord à Daytona, à Nicosie, début septembre, puis à Ras el-Khaimah en octobre. De quoi gagner des repères… et comprendre que l’international se joue autant dans la tête que dans le chrono.
Objectif clair
À Sharjah, l’objectif est clair : passer un cap dans la gestion du trafic, survivre aux mêlées du premier tour, et sortir la performance quand la pression monte. « J’ai terminé une préparation intensive pour cette Coupe du Moyen-Orient. J’espère signer un excellent résultat et, si Dieu le veut, hisser le drapeau libanais sur le podium. Je me sens prêt techniquement, physiquement et mentalement, et mon moral est au plus haut », confie-t-il, déterminé à convertir la vitesse en points.
Famille soudée
Derrière le casque, Allam sait aussi d’où il vient : d’un encadrement familial solide, qu’il cite comme l’un de ses moteurs. Et d’une conviction qui revient souvent chez les jeunes pilotes ambitieux : le karting n’est pas un “jeu”, c’est une école de rigueur, de lucidité et de sang-froid, où les dixièmes se gagnent au détail… et au caractère.
Reste maintenant à faire parler l’asphalte. À Sharjah, il n’y aura ni cadeau ni scénario écrit : seulement une grille, des coudes, et cette fraction de seconde qui sépare les outsiders des garçons qui s’invitent à la table des grands.

 

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