Fadel Chaker devant le tribunal militaire, témoins attendus en février

Le chanteur Fadel Chaker a comparu devant le Tribunal militaire permanent, où il a été interrogé dans quatre dossiers sécuritaires. Déjà condamné par contumace à des peines de cinq à quinze ans de travaux forcés, il a été entendu à huis clos par le général de brigade Wassim Fayad, en présence du commissaire du gouvernement adjoint, le juge Nidal el-Chaer, et de son avocate, Amata Moubarak.

L’audience, d’une durée de deux heures et demie, a été consacrée à l’interrogatoire de l’artiste. Les journalistes et les avocats non mandatés n’ont pas été autorisés à y assister. Les dossiers concernés portent sur le financement d’un groupe armé ayant commis des actes terroristes, la participation à la constitution d’un groupe armé visant à troubler la sécurité et à porter atteinte à l’autorité de l’État, ainsi que l’implication dans les combats d’Aabra entre l’armée libanaise et des miliciens liés à Ahmad Assir. Ils incluent également la diffusion de propos portant atteinte aux relations du Liban avec un État frère et la possession d’armes de guerre sans autorisation.

Selon des sources judiciaires consultées par Houna Loubnan, Fadel Chaker a « nié toutes les accusations portées contre lui » et assuré qu’il n’avait « commis aucun acte contre l’armée libanaise », soulignant le respect qu’il porte à l’institution militaire et ses relations étroites avec sa direction et ses officiers. Il a également contesté toute appartenance au groupe armé dirigé par Ahmad Assir, affirmant n’avoir ni financé ni armé ce groupe.

L’artiste a expliqué les raisons de sa présence à la mosquée Bilal ibn Rabah à Aabra, deux semaines avant la bataille d’Aabra du 13 juin 2013. Selon lui, il était menacé par le Hezbollah et le régime syrien en raison de ses positions contre le parti et Bachar al-Assad, ainsi que contre les massacres commis contre le peuple syrien. Il a rappelé que des partisans du Hezbollah avaient incendié sa maison à Saïda et tenté de le tuer avec sa famille.

Le tribunal a décidé de reporter l’examen de l’affaire au 12 février prochain afin d’entendre plusieurs témoins, dont le cheikh Ahmad Assir.

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