Israël a condamné jeudi les «attaques» du pouvoir syrien contre la minorité kurde à Alep, quelques jours après que les deux pays ont convenu d’un mécanisme inédit de communication et de déconfliction.
«Les attaques menées par les forces du régime syrien contre la minorité kurde dans la ville d’Alep sont graves et dangereuses», a écrit le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar sur X.
«La répression systématique et meurtrière exercée contre les différentes minorités de Syrie contredit les promesses d’une nouvelle Syrie», a-t-il ajouté, fustigeant «le silence de la communauté internationale». Selon lui, «la communauté internationale en général» a «une dette d’honneur envers les Kurdes qui ont combattu courageusement et avec succès contre l’État islamique».
Des combats ont éclaté mardi à Alep entre le pouvoir syrien et des combattants kurdes, faisant au moins 17 morts, dont 16 civils et un militaire, selon la Défense civile syrienne. Ces affrontements surviennent alors que l’intégration des institutions de l’administration autonome kurde au sein du nouvel État syrien peine à être mise en œuvre, malgré un accord conclu en mars.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les parties à la «retenue» et à la reprise «rapide des négociations», par l’intermédiaire de son porte-parole Stéphane Dujarric.
Ces déclarations interviennent alors qu’Israël et la Syrie viennent de convenir à Paris de créer «une cellule de communication», sous supervision américaine, afin de réduire les tensions après des décennies de conflit. Israël a par ailleurs mené des centaines de frappes et conduit des incursions en Syrie depuis la chute, il y a un an, du président Bachar al-Assad au profit d’une coalition islamiste.
AFP



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