Le chef des séparatistes du Yémen va se rendre mardi soir en Arabie saoudite, a indiqué un responsable à l’AFP, signe de désescalade après les affrontements entre ce mouvement soutenu par les Émirats arabes unis et les forces gouvernementales appuyées par Riyad.
Une délégation dirigée par le président du Conseil de transition du Sud (STC), Aidarous al-Zoubaidi, est attendue dans la capitale saoudienne «après avoir reçu une invitation de la part du ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane», a dit ce responsable séparatiste sous couvert d’anonymat.
Le STC aspire à recréer un État dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire était indépendante entre 1967 et 1990.
Début décembre, ses forces se sont emparées de vastes territoires dans les provinces de Hadhramout et de Mahra. Mais les factions proches de Riyad, appuyées par des frappes saoudiennes, ont riposté, reprenant début janvier aux séparatistes le terrain perdu.
L’Arabie saoudite avait invité dans la foulée les deux camps à un «dialogue» dans la capitale saoudienne pour mettre fin à ces affrontements.
Cette conférence, organisée à la demande du gouvernement yéménite, vise à trouver «des solutions justes (...) qui satisferont les aspirations légitimes du peuple du Sud», avait alors expliqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.
Ce conflit a attisé les tensions entre Abou Dhabi et Riyad, puissances du Golfe traditionnellement alliées.
Les deux pays s’étaient unis au début de la guerre civile yéménite contre les rebelles houthis, qui ont pris le contrôle de la capitale Sanaa en 2014 et du nord du pays.
L’alliance s’était déjà fissurée en 2019, Riyad et Abou Dhabi soutenant des factions rivales au sein de la coalition gouvernementale anti-houthie, dont fait partie le STC.
Mais c’est la première fois que les divergences éclatent au grand jour, l’Arabie saoudite ayant accusé la semaine dernière les Émirats d’actions «extrêmement dangereuses» par leur appui aux séparatistes.
AFP



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