Paris : Israël et la Syrie s’accordent sur un mécanisme commun de sécurité
Des chars israéliens prennent position près de la clôture de la zone tampon séparant le plateau du Golan annexé par Israël du reste de la Syrie, à proximité du village druze de Majdal Shams, le 8 décembre 2024. ©Jalaa Marey / AFP

   

Le nouveau gouvernement syrien et Israël vont établir une structure commune sous la supervision des États-Unis pour partager du renseignement et œuvrer à une baisse des tensions entre les deux pays, a annoncé mardi Washington.

Le département d'État a assuré, dans un communiqué publié à l'issue de discussions à Paris entre Israël et la Syrie, que les deux pays s'étaient engagés à «mettre en place des accords durables en matière de sécurité et de stabilité».

«Les deux parties ont décidé de mettre en place un mécanisme conjoint de fusion, une cellule de communication dédiée, afin de faciliter la coordination immédiate et continue de leur partage de renseignements, de la désescalade militaire, de l’engagement diplomatique et des opportunités commerciales, sous la supervision des États-Unis», a précisé le département d'État.

«Ce mécanisme servira de plateforme pour traiter rapidement tout différend et œuvrer à prévenir les malentendus», ajoute le communiqué.

Le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, a participé à ces négociations avec Israël, menées à Paris sous l'égide des États-Unis.

Ces pourparlers, les premiers depuis septembre, visaient à parvenir à un accord de sécurité entre ces deux pays voisins et toujours techniquement en état de guerre.

Depuis la chute il y a un an du président Bachar al-Assad et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a mené des centaines de frappes et conduit des incursions dans ce pays.

Israël a aussi déployé des troupes dans la zone démilitarisée sur le plateau du Golan, au-delà de la ligne de démarcation entre la partie de ce territoire syrien qu'il a annexée et le reste de la Syrie.

Pendant l'été, des contacts de haut niveau entre responsables israéliens et syriens ont eu lieu, avec l'aide de Paris et Washington.

La dernière réunion s'était tenue en septembre, les négociations butant sur l'insistance d'Israël à réclamer une démilitarisation de toute la partie du territoire syrien courant du sud de Damas jusqu'à la ligne de démarcation de 1974, instituée après la guerre israélo-arabe de 1973.

Le président syrien, Ahmad al-Chareh, a cherché à éviter la confrontation avec Israël, mais il a estimé en décembre que l'insistance des Israéliens à obtenir cette zone démilitarisée mettait la Syrie dans une «position dangereuse».

Le communiqué américain n'a pas évoqué la question de cette zone.

Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a souligné dans un communiqué séparé qu'au cours de ces discussions Israël avait «réaffirmé son engagement à promouvoir la stabilité et la sécurité régionales, ainsi que la nécessité de faire progresser la coopération économique au bénéfice des deux pays».

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire