Au lendemain de l’arrestation spectaculaire de l’ancien dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro par des forces spéciales américaines à Caracas, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que le Hezbollah, soutenu par l’Iran, ne serait désormais plus autorisé à opérer sur le territoire vénézuélien.
S’exprimant dimanche sur plusieurs chaînes de télévision américaines, Marco Rubio a affirmé que Washington ne tolérerait plus l’existence, dans l’hémisphère occidental, d’un pays servant de point d’appui à des organisations considérées comme hostiles aux intérêts américains. «C’est très simple. Au XXIᵉ siècle, sous l’administration Trump, il n’est pas question d’avoir dans notre propre hémisphère un pays comme le Venezuela servant de zone d’influence et de carrefour pour le Hezbollah, pour l’Iran et pour toutes les autres forces malveillantes dans le monde. Cela n’existera pas.» Selon lui, la chute de Maduro marque la fin de la présence iranienne et du Hezbollah au Venezuela.
«Il n’y aura plus de présence iranienne ou du Hezbollah là-bas», a-t-il déclaré, estimant que Caracas était devenu sous le régime chaviste un carrefour stratégique pour des influences étrangères jugées malveillantes.
Il a également affirmé sur NBC, dans Meet the Press, qu’en ce qui concerne le Venezuela, cela signifiait : «plus aucune présence de l’Iran ou du Hezbollah».
Une présence ancienne et structurée
Le Hezbollah est accusé par Washington d’avoir entretenu des réseaux durables au Venezuela, notamment depuis les années 1980, en s’appuyant sur des communautés de la diaspora libanaise. Des experts cités par les médias américains estiment que l’organisation aurait renforcé son implantation après la consolidation du pouvoir de l’ancien président Hugo Chávez, avec des liens présumés au sein d’institutions étatiques et sécuritaires.
Selon ces analyses, le Venezuela aurait servi de plateforme logistique pour des activités allant du financement au renseignement, avec des ramifications dans plusieurs pays d’Amérique latine. Des zones comme Caracas ou l’île de Margarita sont régulièrement mentionnées comme des points clés de ces réseaux.
Une priorité affichée par Washington
Marco Rubio, qui occupe également le poste de conseiller à la sécurité nationale par intérim, a souligné que les nouvelles autorités vénézuéliennes devront rompre avec l’Iran et le Hezbollah, mettre fin au narcotrafic et veiller à ce que l’industrie pétrolière ne bénéficie plus aux adversaires des États-Unis.
Il a rejeté les comparaisons avec les interventions occidentales passées au Moyen-Orient, affirmant que la situation vénézuélienne relevait d’un contexte différent. «Ce n’est pas le Moyen-Orient. C’est l’hémisphère occidental», a-t-il insisté, appelant à une approche distincte.



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