Iran: le début de la fin!
©Ici Beyrouth

Nous sommes encore loin de la révolte de 2022, mais tous les ingrédients de la chute des mollahs sont là. Cette semaine, les étudiants ont rejoint les commerçants dans un mouvement social naissant. Ce n’est pas une contestation : c’est un verdict. L’Iran s’enfonce dans un marasme total, étranglé par l’effondrement du rial, paralysé par le froid et les pénuries d’énergie, vidé de toute promesse d’avenir. Le peuple iranien grelotte pendant que le régime, lui, s’arc-boute sur ses dogmes fossilisés. L’Histoire a rarement été tendre avec les pouvoirs qui préfèrent l’idéologie à la survie de leur nation.

Face à cette détresse, les mollahs détournent le regard. Pire : ils persistent à vouloir exporter la destruction. Plutôt que d’écouter leur peuple, ils continuent, dans une sorte de messianisme suicidaire, de pousser le Hezbollah à sacrifier le Liban sur l’autel de leur obsession « révolutionnaire ». Un pays déjà exsangue est tenu en laisse, instrumentalisé comme avant-poste d’un régime qui n’a plus rien à offrir, ni à son peuple, ni à la région, sinon le chaos. Pendant ce temps, en Iran, on s’acharne à reconstituer un arsenal de missiles balistiques, largement détruit lors de la guerre des douze jours de juin dernier face à Israël, comme si l’accumulation d’armes pouvait encore masquer l’effondrement intérieur.

Mais au-delà de la chute d’un régime, c’est peut-être le visage même du Moyen-Orient qui pourrait changer en 2026. Un visage enfin débarrassé de ces barbus figés dans l’obscurantisme, qui confondent foi et domination, et s’acharnent à voiler leurs femmes de force pour mieux masquer leur propre faillite morale et politique. Une région qui aspire à autre chose qu’à être gouvernée par la peur, le contrôle des corps et la négation des libertés. Une région où la modernité, la dignité et le choix individuel cesseraient d’être considérés comme des menaces.

Le coup fatal pourrait aussi venir de l’extérieur. Un feu vert américain à Israël pour « achever le travail », a été évoqué lors de la rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, le 29 décembre  à Mar-a-Lago. Une nouvelle attaque éclair plane comme une hypothèse crédible. Mais en vérité, le régime iranien n’a peut-être plus besoin d’ennemis pour tomber : il se consume de l’intérieur, rongé par son incapacité chronique à se réformer et par son mépris obstiné pour la souffrance de son peuple.

L’année 2026 pourrait ainsi marquer la fin d’un régime qui n’aura laissé derrière lui que des ruines, des guerres par procuration et une région durablement déstabilisée. Sa chute ne serait pas une tragédie : elle serait une délivrance. Pour l’Iran d’abord, enfin libéré d’un pouvoir qui n’a jamais su aimer son peuple. Et pour le Liban ensuite, qui pourrait se dégager de ses chaînes et redevenir autre chose qu’un otage sacrifié aux fantasmes idéologiques de Téhéran. Il faut simplement espérer que le chemin de sortie des ténèbres ne soit pas entaché du sang des innocents. 

Winston Churchill disait:
« Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais c’est peut-être la fin du commencement. »

On dit qu’il faut faire un vœu pour le nouvel an. Faisons celui d’une région débarrassée de son cauchemar. 
Belle année à tous.

Commentaires
  • Aucun commentaire