Le pétrole peu ébranlé par les nouvelles menaces de Trump contre l'Iran
Vendredi à Oman, Washington et Téhéran ouvriront des discussions strictement centrées sur le nucléaire iranien et la levée des sanctions, alors que le stock d’uranium enrichi et le programme balistique restent au cœur des inquiétudes occidentales et de la diplomatie américaine. ©AFP

Les cours du pétrole sont restés atones vendredi, après deux semaines à évoluer au gré des montées de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, la poursuite des pourparlers entre les deux pays s'annonçant incertaine.

Après un net repli la veille, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a pris 0,34% à 67,75 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, a grappillé 0,08% à 62,89 dollars.

Après plusieurs séances en montagnes russes, les cours sont aussi pratiquement inchangés sur la semaine.

Un deuxième porte-avions américain va partir «très bientôt» pour le Moyen-Orient, a déclaré vendredi Donald Trump après avoir menacé l'Iran de conséquences «traumatisantes» en cas d'échec des négociations pour un règlement diplomatique de leurs tensions.

Le président américain avait brandi la menace d'une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts.

«La situation reste donc tendue et justifie pour l'instant une prime de risque», estime Barbara Lambrecht, de Commerzbank.

Selon l'analyste, «les négociations entre l'Iran et les États-Unis seront déterminantes pour l'évolution future des prix du pétrole».

Faute d'accord, Donald Trump a assuré qu'il passerait à la «phase deux», qui serait «très dure» pour les Iraniens.

Il a rappelé le bombardement par les Etats-Unis de sites nucléaires iraniens lors d'une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin.

L'Iran est l'un des dix premiers producteurs de pétrole au monde. Il est géographiquement proches d'autres producteurs d'ampleur et est riverain du détroit d'Ormuz par lequel transite près de 20% de la production mondiale de pétrole.

Une escalade militaire dans la région serait donc synonyme de flambée des cours.

En parallèle, «la croissance molle de la demande anticipée pour 2026» pèse sur les cours, affirme John Plassard, analyste chez Cité Gestion.

Dans son rapport mensuel publié jeudi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu légèrement en baisse, de 80.000 barils par jour (bp/j), sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour l'année en cours, en raison des hausses de prix observées en janvier.

AFP

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