
Les secouristes de la Défense civile ont annoncé jeudi la mort de 31 personnes dans une frappe israélienne sur le nord de la bande de Gaza, qui a touché une école abritant des personnes déplacées par la guerre.
Cette frappe a visé l'école Dar al-Arqam située dans le quartier al-Tuffah, dans le nord-est de la ville de Gaza, où 31 personnes ont été tuées et plus de cent autres blessées, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.
Un précédent bilan faisait état de 25 morts.
L'armée israélienne avait auparavant affirmé avoir mené une frappe aérienne sur "un poste de commandement du Hamas" dans le secteur de Gaza-ville.
"Le poste de commandement et de contrôle a été utilisé par des terroristes pour planifier et mettre en œuvre des attaques contre des civils israéliens et des troupes de l'armée", a précisé l'armée.
Interrogée par l'AFP, l'armée a dit ne pas pouvoir confirmer que cette frappe avait touché l'école.
Le Hamas a condamné cette frappe, accusant le gouvernement israélien de continuer "à viser des civils innocents dans le cadre du génocide en cours dans la bande de Gaza".
"600 cibles"
Israël avait rompu le 18 mars deux mois de trêve avec le mouvement islamiste palestinien dans la bande de Gaza, où l'armée a repris ses bombardements aériens et son offensive terrestre afin de contraindre le Hamas à libérer les derniers otages israéliens qu'il détient.
L'armée israélienne a déclaré jeudi avoir visé "600 cibles terroristes" à Gaza depuis la reprise des frappes.
"La seule chose qui peut nous ralentir, c'est la libération de nos otages", a affirmé le nouveau porte-parole de l'armée, le général de brigade Effie Defrin, lors de sa première intervention télévisée depuis sa nomination en mars.
Le porte-parole arabophone de l'armée, Avichay Adraee, a déclaré sur X que plus de "250 terroristes, parmi lesquels 12 terroristes de haut rang du Hamas", ont été tués depuis le 18 mars.
Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU, 1.163 personnes ont été tuées à Gaza depuis la rupture de la trêve.
Au total, selon le ministère, 50.523 personnes, en majorité des civils, ont été tuées depuis le début de la guerre, déclenchée par l'attaque du Hamas sur le sud d'Israël le 7 octobre 2023.
Cette attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l'armée.
La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats, dont des dizaines de milliers ont trouvé refuge dans des écoles, des hôpitaux ou d'autres bâtiments publics.
Israël affirme que le Hamas et d'autres groupes armés utilisent ces bâtiments à des fins militaires et se servent des civils comme de boucliers humains, ce que le mouvement islamiste a toujours nié.
Avec AFP
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