Rien ne va plus pour les mollahs…
©Ici Beyrouth

À force de jouer à la roulette russe, le coup finit par partir. C’est ce à quoi les dirigeants iraniens sont actuellement confrontés. 

Depuis 1979, Khomeini et ses successeurs tentent d’exporter leur si fameuse Révolution islamique partout dans la région. Sans aucun succès mais avec beaucoup, beaucoup de sang, de guerres et de larmes. En Irak d’abord, puis en Syrie, au Yémen, au Liban et à Gaza. Le seul résultat tangible et commun à tous ces pays est que l’Iran a réussi à les plonger dans la désolation, la ruine et la pauvreté. Jusqu’à l’erreur fatale: le si solide front de soutien au Hamas à Gaza, avec les “victoires” que l’on sait. 

Aujourd’hui l’Iran est à l’heure des choix. Ils ne sont que deux. Soit le renoncement volontaire drapé dans ce qui reste de dignité au programme nucléaire, soit l’anéantissement. Donald Trump a été clair à ce sujet. 

Pour le moment, les mollahs continuent de pratiquer un exercice qui leur est cher, celui de faire monter les enchères sans avoir grand-chose à miser. Ils menacent, si les Américains ou les Israéliens les attaquent, de fabriquer une bombe nucléaire et de frapper toute la région. Ah! Bon. Avec quoi? Comment? En utilisant quelles ressources? Comme d’habitude, reclus dans leurs palais, aveuglés par leurs certitudes, ils ne voient pas le coup venir. Pourtant, il est sur le point de les surprendre s’ils continuent à feindre ne pas comprendre que leur temps est révolu. Dans le meilleur des cas, ils pourront finir de détruire le Liban et le Yémen en ordonnant à leurs obligés locaux de riposter pour leurs beaux yeux ou à exercer, avec leur reliquat d’armes, une pression prénégociatoire qui n’a aucune chance d’aboutir. Mais les milices pro-iraniennes, à n’en pas douter, se précipiteraient le doigt sur la couture de la abaya dans le suicide collectif de leurs peuples respectifs qui, pourtant, n’en ont aucune envie. Pas plus que le peuple iranien d’ailleurs qui n’en peut plus de vivre dans un Moyen Âge bien loin de sa véritable culture historique. 

Que va-t-il se passer alors? Parallèlement aux négociations menées entre Américains et Iraniens par l’intermédiaire du sultanat d’Oman, les Israéliens vont accentuer leur pression militaire sur les flancs de l’Empire perse en lambeaux, à savoir le Liban, le Yémen et Gaza. Il est probable, par exemple, que les bombardements sur la banlieue sud de Beyrouth deviennent routiniers. Le Hezbollah a beau demander à l’État libanais de “prendre ses responsabilités” et de riposter, tout le monde se rappelle que c’est ce même parti qui a entraîné le pays dans une guerre dont personne ne voulait et que ce n’est vraiment pas à l’armée libanaise d’essuyer les plâtres des décisions irréfléchies de Téhéran. 

En Iran même, il n’est pas impossible que le peuple, 82 millions de personnes devenues parias du monde à cause de leurs dirigeants, finisse par descendre dans la rue et renverser un régime qui ne tient que par la terreur et les potences. Dans tous les cas de figure, il va être très difficile aux mollahs de se “refaire”. S’ils cèdent aux demandes américaines, ils seront à découvert et devront expliquer à leur population pourquoi elle n’a pas de quoi manger en raison des guerres et des sanctions depuis des décennies. S’ils vont à l’affrontement, ils sont certains de finir laminés. Dans les deux cas, il faut se préparer à un changement de régime en Iran. D’ici là, les Libanais devront attendre, et toujours attendre pour, une nouvelle fois, se relever. 

George Orwell disait: “Toute propagande a une date d’expiration.” Celle du régime iranien arrive à terme.

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