
Le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, a salué jeudi l'appel du leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à dissoudre ce mouvement et à déposer les armes, soulignant toutefois que ses forces n'étaient pas concernées.
À la faveur du conflit syrien déclenché en 2011, les FDS ont profité d'un retrait des forces du président Bachar el-Assad pour prendre le contrôle de vastes pans du territoire dans le nord-est de la Syrie, où elles bénéficient d'une autonomie de facto.
Des portraits d'Abdallah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis 26 ans, sont souvent visibles dans cette région, où il bénéficie d'une certaine popularité parmi la communauté kurde.
"Nous voyons cette initiative de manière positive, car il s'agit de paix ici", a déclaré lors d'une visioconférence Mazloum Abdi, le chef des FDS, bras armé de l'administration autonome kurde.
"Je pense que si cette étape se concrétise, son impact sera également positif pour nous (...) En raison du PKK, la Turquie attaque nos régions", a-t-il expliqué. "C'est pourquoi nous le voyons d'un œil positif".
La Turquie, qui considère le PKK comme une "organisation terroriste", accuse la principale composante des FDS, les Unités de protection du peuple (YPG), d’y être affiliée.
"L'appel à déposer les armes du PKK le concerne lui et ne concerne pas nos forces", a toutefois nuancé M. Abdi, estimant que ses forces devaient plutôt rejoindre les rangs de l'armée syrienne qui est actuellement mise en place par les nouvelles autorités, après la chute de Bachar el-Assad en décembre.
"Une nouvelle Syrie se forme, un nouvel État est en construction, et bien sûr, les FDS doivent avoir une place dans la nouvelle armée syrienne (...) Nous ne voulons pas dissoudre les FDS, au contraire, nous pensons que les FDS renforceront la nouvelle armée syrienne", a poursuivi M. Abdi.
Cette déclaration intervient alors que les nouveaux dirigeants syriens, islamistes et proches d'Ankara, ont exhorté l'ensemble des groupes armés, dont les FDS à déposer les armes, rejetant toute forme d'autonomie kurde.
Avec AFP
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