Le gouvernement du Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a obtenu mercredi la confiance de 95 députés sur les 128 que compte le Parlement, à l'issue du débat de deux jours sur sa déclaration de politique générale.

Avant le vote, et après les interventions des députés représentant les différents blocs parlementaires, M. Salam a réagi en soulignant plusieurs points essentiels.

Le Premier ministre a insisté sur le fait que, malgré sa “diversité”, le gouvernement fait preuve d'unité, qui “se manifestera à travers nos actions”. “Nous nous engageons à adopter un langage de transparence et de dialogue, et notre objectif principal est de servir l'intérêt national.”

Tout en précisant que la déclaration ministérielle ne présente pas un cadre politique détaillé, mais un ensemble de principes directeurs, M. Salam a réaffirmé que le retrait total d'Israël du Liban est “une priorité fondamentale et essentielle pour ce gouvernement”.

Il a par ailleurs défendu l'accord de Taëf, qu'il considère comme une feuille de route politique indivisible et exhaustive qui doit être pleinement mise en œuvre, insistant sur la nécessité d’entreprendre les réformes politiques sur la base du document de l'accord national.

Le Premier ministre a promis que son gouvernement œuvrera pour une décentralisation administrative renforcée et pour la reconstruction des institutions de l'État. Il s’est également engagé à créer un fonds spécial dédié à la reconstruction, faisant part de sa volonté de mobiliser un soutien international et arabe pour ce projet ambitieux.

Le gouvernement fera du retour des réfugiés syriens dans leur pays une priorité et s'efforcera de réviser les accords libano-syriens pour s'assurer qu'ils servent les intérêts mutuels des deux nations.

En ce qui concerne le secteur de l'énergie, M. Salam a assuré que son gouvernement travaillera à améliorer les pratiques de facturation et à lutter contre les intrusions illégales sur le réseau électrique, afin d’optimiser l'approvisionnement global en électricité.

Il a également souligné l'urgence de rouvrir l'aéroport René Moawad de Qlayaat, de développer les ports de Beyrouth et de Tripoli, de poursuivre l'exploration des ressources pétrolières et gazières et de trouver des solutions justes et équitables pour la question des déposants, en protégeant leurs droits et en assurant que justice soit rendue.

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