Damas a commencé à détruire les armes chimiques de l'ère Assad
Cette photo d'illustration prise et diffusée par l'agence de presse officielle syrienne (SANA) le 25 juillet 2026 montre le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Ibrahim Olabi (G), accompagnant le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (C), lors d'une visite de la mosquée des Omeyyades et de la vieille ville de Damas. © - / SANA / AFP

La Syrie a commencé à détruire du matériel militaire chimique datant de l'époque de Bachar al-Assad, a annoncé jeudi devant le Conseil de sécurité de l'ONU le représentant permanent du pays auprès des Nations unies.

«Il s'agit de la toute première opération de destruction depuis notre libération de l'ancien régime», a déclaré Ibrahim Olabi, évoquant un «moment historique».

Le 21 août 2013, une attaque chimique attribuée au gouvernement syrien - lequel avait nié toute implication - dans la Ghouta orientale, banlieue de la capitale Damas, avait fait plus de 1.400 morts selon les services de renseignement américains.

Les images d'hommes, de femmes et surtout d'enfants inanimés, l'écume aux lèvres, avaient choqué le monde entier.

Par la suite, la Syrie avait rejoint l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et accepté de révéler et de remettre ses stocks de produits toxiques en vue de leur destruction sous la pression de la Russie et des États-Unis. Mais le gouvernement Assad n'avait pas déclaré l'intégralité de son stock d'armes chimiques et avait tenté d'induire les inspecteurs en erreur.

Depuis sa chute fin 2024, les nouvelles autorités de Damas ont promis de coopérer avec l'Organisation pour détruire les armes chimiques que l'ancien président a été accusé à plusieurs reprises d'avoir utilisées pendant les plus de treize années de guerre civile en Syrie.

Elles ont autorisé les inspecteurs de l'OIAC à établir une présence permanente dans le pays pour documenter les sites suspects d'armes chimiques et interroger les témoins des attaques passées.

Le fait d'avoir démarré la destruction de ces armes est «un exemple de ce que la diplomatie, conjuguée à la détermination, à une véritable volonté politique et à la coopération internationale, peut permettre d’accomplir concrètement sur le terrain», a encore dit Ibrahim Olabi.

AFP

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