Les cours du pétrole sont en hausse jeudi après être déjà montés cette semaine, le marché s'inquiétant des signes d'escalade au Moyen-Orient malgré des déclarations américaines visant à rassurer sur la situation dans le détroit d'Ormuz.
Vers 10H05 GMT (12H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, prenait 1,24% à 96,82 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, gagnait 1,36% à 92,25 dollars.
L'armée iranienne a dit jeudi avoir visé des bases américaines au Koweït et aux Émirats arabes unis, après des frappes des États-Unis sur son territoire.
La reprise de frappes entre Washington et Téhéran depuis lundi accroît le risque géopolitique qui dope les cours du pétrole.
Mais pour le marché, le plus important reste l'état de la navigation dans le détroit d'Ormuz. La situation reste difficile à jauger étant donné que de nombreux navires éteignent leur système d'identification automatique pour passer.
Affirmant que les États-Unis avaient le contrôle de ce passage stratégique, le président américain a suggéré de le rebaptiser «détroit Trump», avant d'assurer qu'il n'était pas sérieux.
Téhéran a de son côté annoncé mercredi que deux pétroliers avaient pris feu après avoir heurté des mines.
Le volume de pétrole qui y passe est également sujet à débat. Le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, a quant à lui annoncé sur la chaîne américaine CNBC que plus de 17 millions de barils de pétrole avaient transité par Ormuz lundi, un chiffre proche de ce qui passait avant la guerre.
«Ce chiffre n'a pas été vérifié de manière indépendante» et les estimations du marché «tournent autour de 6–7 millions de barils par jour», précise Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Par ailleurs, «le Venezuela – sous la houlette des États-Unis – compte doubler sa production de pétrole dans les années à venir», note Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Sous les auspices des États-Unis, le Venezuela a signé mercredi des accords énergétiques avec les compagnies pétrolières Chevron et Eni pour étendre leurs opérations dans le pays.
Selon Mme Ozkardeskaya, la perspective de volumes supplémentaires est potentiellement baissière à moyen terme pour le pétrole, mais «ils ne remplaceront pas les barils du Golfe actuellement» et ne calmeront pas les «anticipations d'inflation en surchauffe à court terme».
AFP



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