Le pétrole recule avec la Chine «prête» à aider la navigation des pays du Moyen-Orient
Des remorqueurs manœuvrent un pétrolier transportant du brut vers son poste à quai au terminal pétrolier du port de Qingdao, dans la province orientale du Shandong, en Chine, le 8 juin 2026. © CN-STR / AFP

Les cours du pétrole baissent légèrement mercredi malgré l'escalade entre les États-Unis et l'Iran, le président chinois Xi Jinping ayant déclaré que la Chine était prête à aider les pays du Moyen-Orient à «assurer la sécurité» de la navigation.

«La Chine est prête à travailler avec les pays de la région pour sauvegarder la sécurité des voies maritimes internationales», a déclaré Xi à son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors de leurs entretiens au Caire, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.

Vers 12H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 0,36% à 94,31 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, cédait 0,63% à 89,65 dollars.

«La conviction des traders reste fragile (...) compte tenu du risque que des déclarations comme celles-ci puissent faire reculer les prix», explique à l'AFP Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Par ailleurs, le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, a affirmé au média américain CNBC que plus de 17 millions de barils de pétrole avaient transité par Ormuz lundi, un chiffre proche de ce qui passait avant la guerre.

De nombreux navires traversent le détroit avec leur système d'identification automatique éteint et il est particulièrement difficile de vérifier le volume de barils exportés.

Mais «les traders estiment actuellement que 6 à 8 millions de barils par jour» passent par Ormuz, soulignait mardi dans une note Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank, «soit presque deux fois plus qu’à la mi-juillet».

Ces flux, ainsi que les barils exportés par des voies de contournement, notamment par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, permettent de limiter la flambée des cours malgré de nouvelles frappes entre l'Iran et les États-Unis depuis lundi.

En effet, les perspectives d'une résolution diplomatique s'éloignent, le président américain ayant déclaré sur sa plateforme Truth Social qu'il se «moque complètement» que l'Iran signe un accord ou non.

Il a dit «préférer» la situation actuelle, assurant que les États-Unis avaient un «contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz», et que l'économie iranienne était en train de "s'effondrer complètement".

Le cours du gaz européen reste lui en hausse. Vers 12H45 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, la référence pour l'Europe, prenait 0,46% à 72,55 euros le mégawattheure, après s'être affiché à 75,33 euros, son plus haut depuis janvier 2023.

Les réserves européennes de gaz sont faibles pour cette période de l'année, ce qui implique des besoins d'approvisionnement importants avant l'hiver.

Or, une grande partie de la production du Golfe venait du Qatar, un pays qui n'a pas de voie alternative pour ses exportations, ce qui explique pourquoi le cours du gaz a davantage grimpé depuis le début de la guerre que celui du pétrole.

Et, en plus d'être en concurrence avec l'Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), l'Europe se prépare à l'interdiction de l'importation du GNL russe à partir de janvier 2027.

AFP

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