La Syrie dénonce les attaques israéliennes mais assure vouloir une solution diplomatique
Le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani assiste à une conférence de presse conjointe avec son homologue russe après leur rencontre à Moscou, le 31 juillet 2025. © Shamil Zhumatov / POOL / AFP

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a affirmé mardi que son pays «œuvrait activement» à une solution diplomatique avec Israël avec l'aide des États-Unis, tout en dénonçant les «incursions et attaques» israéliennes.

«Les attaques se poursuivent, nous avons recensé 65 incursions au cours du seul mois de juillet, et 52 au cours des 18 premiers jours d'août», a déclaré le chef de la diplomatie syrienne.

Il s'exprimait lors d'une conférence de presse avec son homologue danois, Lars Lokke Rasmussen, venu à Damas où il a rouvert l'ambassade de son pays lundi.

M. Chaibani a affirmé que depuis le début de l'année, l'armée israélienne avait enlevé lors de ces incursions dans le sud du pays 147 personnes, «dont 49 sont toujours détenues».

Le ministre a en outre dénoncé «les déclarations selon lesquelles les forces d'occupation ne quitteront pas le Mont Hermon», une position stratégique, y voyant «une volonté de pérenniser l'occupation».

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, s'était rendu la semaine dernière dans le sud de la Syrie, réitérant la détermination d'Israël à y maintenir des forces tant que subsisteraient des «menaces» contre sa sécurité.

«Malgré ces défis, nous restons attachés à l'option d'une solution diplomatique et œuvrons activement à sa réalisation», a cependant dit M. Chaibani, soulignant que la Syrie est «engagée dans des négociations, sous médiation américaine».

M. Chaibani avait rencontré le 23 août en Jordanie le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, pour désamorcer la tension après une frappe israélienne sur une base aérienne dans le nord de la Syrie.

Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis la chute, en décembre 2024, du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition islamiste, visant notamment les infrastructures militaires.

L'armée israélienne a également déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, à la lisière de la partie de ce plateau syrien qu'Israël occupe depuis 1967 et qu'il a annexée en 1981.

M. Chaibani a dit que le but des négociations avec Israël était d'obtenir l'arrêt des attaques, le retrait de l'armée israélienne aux positions antérieures au 8 décembre 2024, mais également «la consécration de la souveraineté de la Syrie sur le Golan occupé et notre droit souverain à construire notre armée nationale».

AFP

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