La Suède signe un contrat de 4,3 milliards d'euros pour l'acquisition de quatre frégates françaises
La frégate française de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h est amarrée à Stockholm, en Suède, le 31 août 2026, avant une rencontre bilatérale entre le président français et le Premier ministre suédois et la signature d’un contrat de 4,3 milliards d’euros portant sur l’acquisition par la Suède de quatre frégates de ce type construites en France. © Ludovic Marin / AFP

Le gouvernement suédois a signé lundi un contrat de 4,3 milliards d'euros pour l'acquisition de quatre frégates françaises de défense et d'intervention (FDI), en présence du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Ulf Kristersson, à Stockholm, a constaté l'AFP.

Le contrat a été signé par le PDG du constructeur Naval Group, Pierre-Eric Pommelet, et le directeur de l'Administration suédoise des matériels de défense (FMV), Mikael Granholm.

La Suède poursuit ainsi son effort de réarmement depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et son entrée dans l'Otan en 2024.

La ministre française des Armées Catherine Vautrin et son homologue suédois Pål Jonson ont également signé un accord-cadre renforçant la coopération de défense dans les «domaines opérationnel, capacitaire et industriel».

«Nous scellons une coopération stratégique majeure, réciproque, respectueuse et ambitieuse», a déclaré Emmanuel Macron à bord de la frégate FDI française Amiral Ronarch où le contrat et l'accord-cadre ont été signés dans le port de Stockholm.

«Ceci montre la force et l'importance de ce pilier européen de la défense et combien la coopération franco-suédoise est en train de devenir un élément essentiel de ce pilier européen», a-t-il souligné à l'unisson du Premier ministre suédois.

Le président français a pointé la coopération militaire tous azimuts entre les deux pays avec des «exercices et des déploiements communs», des acquisitions croisées de matériel la France a acheté deux avions de surveillance maritime au Suédois de Saab pour un milliard d'euros, et des capacités «en commun».

Ulf Kristersson a notamment mis l'accent sur les capacités de défense aérienne, notamment en matière balistique, qu'offriront ces bâtiments.

«Les frégates deviennent des plateformes mobiles qui offrent à la Suède une capacité de défense aérienne à longue portée en mer et une protection contre les missiles balistiques», a-t-il souligné en citant en exemple le défi auquel l'Ukraine est confrontée à la matière en la matière face aux frappes russes.

«Tout le monde sait désormais qu'en Europe nous devons assumer une plus grande part de responsabilité pour notre propre sécurité. L'Otan européen est de plus en plus solide», a-t-il ajouté.

AFP

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